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Barnes analyse le marché immobilier haut de gamme à Paris.
IMMOBILIER
✍️ Par Yannick URRIEN
Barnes dresse un bilan du marché des transactions et des locations depuis le début de l’année à Paris en Île-de-France. L’étude indique que le haut de gamme résiste et la demande. Richard Tzipine, directeur général de Barnes, souligne que « la baisse des prix est nettement moins forte que ce que nous pouvions craindre. Suivant la théorie familièrement appelée « de l’escargot », on note le retour en grâce des « beaux quartiers » traditionnellement prisés d’une clientèle aisée (VIIe, VIIIe et XVIe arrondissements) et un engouement moindre pour certains secteurs plus populaires (Xe et XIIe) qui avaient profité de l’effet post-covid. Ainsi, entre les 1ers trimestres 2024 et 2023, les prix du VIIIe arrondissement ont progressé de +6 % en €/m², ceux des VIIe et XVIe sont restés stables alors que ceux des Xe et XIIe arrondissements ont respectivement perdu – 5 % et -31 %. » Ainsi, « le marché parisien s’autorégule : les quartiers et les biens les moins recherchés devraient encore baisser d’ici fin 2024, il y a des efforts à fournir de la part de bon nombre de vendeurs, qui doivent accepter de corriger leur prix pour profiter de cette dynamique retrouvée ».
Même si le segment compris entre 1 et 3 M€ (51 % du volume Barnes) forme le cœur du marché au 1er trimestre 2024, on constate un déplacement du seuil du luxe qui ne débute plus au-dessus de 3 M€, mais au-dessus de 5, voire 7 millions. Au premier trimestre, le segment des ventes supérieures à 5 millions à Paris et Neuilly-sur-Seine a progressé de plus de 40 % en volume, avec un prix moyen de 28 000 €/m². Cependant, « ces biens d’exception doivent impérativement cocher toutes les cases côté confort et prestations (250 à 400 m² habitables, cœur de la rive gauche et vue sur un monument majeur). Mais ils doivent surtout être nouveaux sur le marché : les clients veulent, en effet, être les premiers à les visiter et à pouvoir, le cas échéant, formuler une offre ; même si la plupart du temps les ventes se font rapidement (ventes flash) sans aucune négociation. »
Boulogne-Billancourt poursuit sa hausse, tout comme Versailles et Saint-Germain-en-Laye, dont les Parisiens ont redécouvert la remarquable qualité de vie, le cadre historique unique et les excellents établissements scolaires. En revanche, l’arc Saint-Cloud, Garches, Vaucresson, Ville-d’Avray et Marnes-la-Coquette voit son activité baisser à cause d’un effet Covid qui s’estompe et, en face, de vendeurs peu désireux de réviser leurs prétentions tarifaires à la baisse.
Côté transactions, « il semble que les Jeux olympiques agissent comme un retardateur. Certains propriétaires décalent leurs projets de vente jusqu’à fin septembre 2024 car ils ont trouvé des locataires, ou espèrent en trouver d’ici le début des Jeux avec l’objectif -probablement chimérique- de percevoir des loyers exorbitants. » L’étude ajoute : « Après les Jeux, lorsque tous les biens actuellement placés en attente par leurs propriétaires vendeurs apparaîtront sur le marché, le rythme des transactions devrait s’accélérer, avec un équilibre retrouvé entre offre et demande ».
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