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L’évolution des prix de l’immobilier selon le dernier baromètre Laforêt
IMMOBILIER
✍️ Par Yannick URRIEN
Le marché immobilier continue de s’ajuster, avec une baisse des prix qui se confirme au niveau national, à -1,2 %, atteignant désormais 3 303 €/m². Cette correction des prix, bien que modérée, est un indicateur clé d’une légère reprise dans un contexte de marché toujours fragile. À Paris, la baisse est plus accentuée (-1,5 %), amenant le prix moyen au mètre carré à 9 711 €. Parmi les différents arrondissements, on note que 10 d’entre eux se situent désormais en deçà de la barre symbolique des 10 000 €/m² : les 10e, 11e, 12e, 13e, 14e, 15e, 18e, 19e, 20e ainsi que le 17e, qui a rejoint ce groupe au dernier trimestre.
Cette tendance se manifeste de manière plus prononcée en Île-de-France avec un recul global de -2,9 % à 4 119 €/m², plus marqué en petite couronne qu’en grande couronne, tandis que les régions connaissent une diminution de -1,1 % à 2 457 €/m².
En province, la baisse des prix est particulièrement marquée à Bordeaux (-2,3 % à 4 488 €/m²), Strasbourg (-2 % à 3 611 €/m²), Metz (-1,9 % à 2 412 €/m²), Rennes (-1,5 % à 4 108 €/m²) et Lyon (-1,2 % à 4 775 €/m²). Elle l’est moins à Toulouse (-0,8 % à 3 595 €/m²), Rouen (-0,5 % à 2 687 €/m²) ou Lille (- 0,7 % à 3 371 €/m²) tandis que certaines villes voient au contraire leurs prix progresser. C’est le cas de Biarritz (+ 1,4 % à 8 123 €/m²), de Brest (+1,1 % à 2 346 €/m²), de Nice (+1 % à 4 897 €/m²) et de Marseille (+1,1 % à 3 811 €/m²) tandis qu’à Dijon les prix restent stables (2 793 €/m²).
Les délais de vente s’établissent en moyenne à 96 jours au niveau national, marquant une très légère augmentation par rapport au dernier trimestre 2023 (+1 jour). Le groupe Laforêt indique que « s’ils ne baissent toujours pas, la faute en revient principalement aux vendeurs qui campent sur leurs positions et persistent à refuser la réalité des prix. Néanmoins, cette stabilisation, autour de la barre des 3 mois, témoigne d’un marché qui approche un nouvel équilibre. » Les écarts de prix s’élèvent à 5,26 % au niveau national, soit +0,36 pt par rapport au dernier trimestre 2023 : « Ils témoignent d’une augmentation des négociations et d’une volonté des acquéreurs de s’aligner sur les valeurs actualisées des biens dans la conjoncture présente. Cette tendance est une réaction naturelle à un marché qui ajuste encore ses prix et ses attentes. » Au premier trimestre, 81 % des biens vendus ont fait l’objet d’une négociation. Seules exceptions à la règle : les logements situés dans des quartiers prisés ou offrant des caractéristiques rares, comme un dernier étage avec terrasse ou une maison en front de mer, à condition toutefois de ne présenter aucun défaut majeur.