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Smart4 Engineering acquiert Closer Consulting, une société spécialisée dans la data science, la business intelligence, l’Advanced Analytics et l’intelligence artificielle.
LA NOUVELLE ÉCONOMIE INTERVIEW
✍️ Par Propos recueillis par Yannick URRIEN
Cyril Roger, CEO de Smart4 Engineering : « Il est plus difficile de développer des activités dans les pays du Nord lorsque l’on est latin. »
Smart4 Engineering poursuit sa stratégie de développement en intégrant une nouvelle entité, l’entreprise portugaise Closer Consulting, qui vient enrichir sa gamme dans le secteur de la technologie. Fondée en 2005, Closer Consulting, dont le siège est à Lisbonne, est une entreprise majeure dans le domaine de l’intelligence artificielle et de la data science. Axée sur la satisfaction des besoins opérationnels à long terme et des exigences en business intelligence de ses clients, Closer propose des services tels que le conseil en stratégie de données, des projets sur mesure, l’externalisation de professionnels de l’informatique et des données spécialisés, ainsi que des services de proximité.
Avec une équipe de plus de 350 professionnels répartis au Portugal, au Royaume-Uni, et au Brésil, Closer Consulting réalise un chiffre d’affaires dépassant les 15 millions d’euros. En combinant les modèles complémentaires de ses différentes entités, Smart4 Engineering aborde efficacement les défis de l’industrie dans les domaines de la data et de l’intelligence artificielle, des logiciels critiques, de la cybersécurité et des infrastructures intelligentes. Présente dans 8 pays et avec environ 3 500 ingénieurs hautement qualifiés, Smart4 Engineering vise un chiffre d’affaires dépassant les 300 millions d’euros en 2024.
L’Hebdo-Bourseplus : Entre le traitement des données et l’intelligence artificielle, comment intervenez-vous ?
Cyril Roger : J’ai toujours travaillé dans ce domaine. J’ai été directeur général d’Altran pendant 13 ans, donc je suis dans le circuit depuis pas mal de temps. Ce que je fais aujourd’hui, c’est le fruit de plusieurs années d’analyses. Nous essayons d’être dans les points critiques du marché, où l’on ne va pas forcément retrouver les très grands groupes, parce qu’il faut une agilité structurelle qui est liée justement à ces marchés. Quand on est sur des thèmes innovants ou spécifiques, pas forcément des très gros projets, on ne peut pas avoir la même organisation que des grands groupes. Donc, si l'on résume nos technologies, il y a les données et l’intelligence artificielle, puisque c’est la même chose, et tout ce que l’on appelle les infrastructures intelligentes. On ne peut pas être partout.
On travaille sur la partie émergente, c’est-à-dire le moment où une technologie commence à être assez mature, elle est innovante et elle fonctionne. Il y a des preuves de valeur qui font que l’industrie va accélérer et cette accélération se fait grâce à des structures agiles. Quand on s’occupe des postes de travail d’une banque, quand on est un grand opérateur, on envoie des centaines de personnes en Inde et on a du temps. Quand on est sur une bulle technologique et que l’on a six mois pour boucler le projet, on ne peut pas dire aux clients que l’on va mettre six mois à comprendre ce que l’on fait. Nous sommes des spécialistes, le problème, c’est que c’est un mot que tout le monde emploie à tort et à travers. Donc, on utilise plutôt le terme de critiques. Le thème que l’on aborde est critique. Ensuite, on prépare aussi l’analyse des coups d’après.