Atos : la (trop) lente sortie du trou

LE DOSSIER DE LA SEMAINE

✍️ Par Nicolas MIGUET

Nous poursuivons cette semaine nos études traditionnelles sur les sociétés, sur le décryptage des comptes et sur leurs perspectives, sur les pays, sur les secteurs et les grands sujets, conseils à l’appui. Le 15 juillet 2023 (numéro 1.196) : “ Orange : du monopole à la concurrence débridée, le défi. ”. Bonne lecture !!!

Visiblement, le semi-échec de Sycomore Asset Management à bouleverser le conseil d’administration (environ 35 % des voix pour les résolutions proposées par le fonds Sycomore qui ont été rejetées en AG), n’a pas eu de conséquence négative, puisque le titre Atos, revenu légèrement en dessous de 13 euros, est remonté désormais à 14 euros.


Rassurer, un vaste programme.


Lors de l’AG, le président Bertrand Meunier a tenté de rassurer, même si son capital confiance n’est pas très épais, il semble que la plupart des analystes financiers soient aujourd’hui persuadés que la scission interviendra bien, d’ici à la fin de l’année 2023, et qu’il n’est pas exclu qu’il puisse y avoir de surcroît la vente de l’une des deux divisions, si une offre est faite, porteuse d’intérêt pour les actionnaires du groupe Atos. En début de semaine, le groupe Atos a annoncé être entré en négociations exclusives avec Schneider Electric pour la vente d’EcoAct SAS et de l’ensemble de ses filiales. Cette transaction potentielle permettrait à Atos d’achever le programme de cession d’actifs non stratégiques qui fut annoncé au moment du démarrage de ses difficultés tout en nouant un partenariat stratégique avec Schneider Electric dans le domaine de la décarbonation. EcoAct est une entreprise de conseil dans le domaine climatique. Elle propose des services de bout-en-bout pour accompagner les organisations dans leur transition vers le « Net Zero ». Planification, prévision, compensation des émissions carbones… Ce n’est pas une entreprise de très grandes dimensions puisqu’elle n’avait réalisé en 2022 que 70 millions d’euros de CA avec 400 employés.


Fin du plan de cessions.

La reprise proposée par Schneider Electric n’inclut pas la division « Net Zero Transformation » d’Atos, qui appartient à la ligne d’activité Eviden, avec des prestations auprès de la clientèle pour catalyser et accélérer leurs objectifs de décarbonation, quel que soit leur secteur d’activité. Cette division NZT sera conservée au sein du groupe Atos. La coopération évoquée dans le communiqué vise à permettre des offres qui combineront le savoir-faire technologique d’Atos et les matériels ou les autres services du groupe Schneider Electric. Avec l’achèvement en une année seulement environ de son programme de cessions d’activités non stratégiques, Atos est en avance sur le calendrier qui fut annoncé lors de sa journée de présentation le 14 juin 2022. Le prochain rendez-vous pour Atos, ce sera la publication le 26 juillet prochain des résultats du S1. La plupart des analystes financiers regarderont avec beaucoup d’attention le fameux ratio « book-to-bills ». Il s’agit des prises de commandes rapportées au CA du trimestre. Ce ratio est une démonstration, ou pas, de la confiance de la clientèle dans le groupe Atos.

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