Un député de la majorité propose un nouveau statut de SARL pour favoriser l’actionnariat salarié.

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✍️ Par Propos recueillis de Yannick URRIEN

Christophe Marion, député Renaissance du Loir-et-Cher : « Il faudrait quelques adaptations pour permettre le développement de l’actionnariat salarié. »

Christophe Marion, député Renaissance du Loir-et-Cher, a profité de la Semaine nationale de l’artisanat pour aborder la situation des artisans et des PME, qui peinent à recruter ou à fidéliser les collaborateurs. Il a évoqué l’actionnariat salarié en signalant « que les dispositifs actuels sont peu adaptés à leurs besoins » et qu’il est nécessaire d’innover dans ce domaine. Il souhaite aussi réglementer les plateformes qui, « bénéficiant d’une forte mise en valeur de la part des grandes enseignes, proposent de mettre en relation des particuliers et des prestataires pour divers services. Informations mensongères des sites internet, absence de garantie décennale ou de précisions quant aux compétences du prestataire de services, prestations payées en liquide échappant ainsi à toute fiscalité, les dérapages sont nombreux ! »


L’Hebdo-Bourseplus : Vous avez cité à l’Assemblée nationale les différents statuts qui permettent de créer une société, en soulignant que les dispositifs actuels sont souvent peu adaptés aux besoins des artisans. Que proposez-vous ? Faut-il créer un nouveau statut entre la SARL et le statut d’auto-entrepreneur ?

Christophe Marion : J’ai évoqué ce sujet sur la question de l’actionnariat salarié, car l’actionnariat salarié peut aujourd’hui apporter un certain nombre de réponses aux problèmes que rencontrent les artisans, notamment sur le recrutement, la fidélisation, et même la transmission de l’entreprise. Lorsque les salariés sont associés à l’entreprise, ce sont possiblement des salariés qui pourraient reprendre l’entreprise au moment où le gérant devra prendre sa retraite. Force est de constater aujourd’hui que les dispositifs d’actionnariat salarié sont adaptés aux SA, ou aux SAS, mais pas au statut de SARL. C’est là-dessus qu’il faudrait essayer de trouver des solutions pour que les dispositifs d’actionnariat salarié qui existent aujourd’hui, qui sont plutôt tournés vers les grandes entreprises, soient plus adaptés aux SARL. Les artisans sont assez largement en SARL et il faudrait quelques adaptations pour permettre le développement de l’actionnariat salarié dans le monde de l’artisanat.


Vous préconisez donc que l’on puisse rentrer ou sortir du capital d’une SARL aussi simplement que lorsque l’on achète une action en bourse…

Exactement, mais avec des précautions. Notamment pour que la vente d’actions d’un salarié puisse se faire, à condition que les autres salariés et le gérant puissent avoir une faculté de rachat. Mais il faudrait effectivement un peu plus de souplesse.

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