Les conséquences délétères du confinement se font encore sentir pour les TPE.

LA RENCONTRE DE LA SEMAINE

✍️ Par Propos recueillis de Yannick URRIEN

Marc Sanchez, secrétaire général du SDI : « Les crises successives ont mis à mal un certain nombre de petites entreprises. »

Créé en 1993, le Syndicat des Indépendants (SDI) est la seule organisation interprofessionnelle patronale dédiée à l’ensemble des entreprises de moins de 20 salariés, à savoir les TPE (Très Petites Entreprises) et PME (Petites et Moyennes Entreprises). Notons que le SDI représente aujourd’hui 25 000 dirigeants, commerçants, artisans et professions libérales.


L’Hebdo-Bourseplus : Votre dernière étude indique qu’entre les conséquences de la crise sanitaire, l’inflation et la hausse du prix de l’énergie, nos petites entreprises sont encore dans une situation difficile…

Marc Sanchez : Oui, c’est ce qu’indiquent nos adhérents. C’est ce que nous constatons au fil des remontées d’information et des enquêtes que nous produisons depuis un certain temps. Les crises successives qu’ont connues les entreprises commerciales et artisanales, notamment avec la crise sanitaire, la guerre en Ukraine, la hausse des matières premières, et maintenant la crise énergétique, ont mis à mal un certain nombre de petites entreprises dans des secteurs d’activité assez variés. Les difficultés de trésorerie sont aussi liées à la baisse de la consommation, mais également à la baisse de la productivité de certaines entreprises. Les entreprises doivent par ailleurs faire face aux charges qui n’ont pas été réglées au cours de la période sanitaire : je pense notamment au plan d’apurement des créances de l’URSSAF. Pour les cotisations personnelles des dirigeants, les contraintes ont commencé à être adressées aux entrepreneurs en janvier dernier. Certaines entreprises sont aussi confrontées au remboursement du PGE qui peut, à moyen terme, poser des problématiques de trésorerie. Donc, cela inquiète les dirigeants d’entreprise.


Ainsi, on doit traîner encore pendant plusieurs années ce boulet financier de la crise Covid…

Dans une situation qui n’aurait pas été aggravée par la hausse des matières premières et la guerre en Ukraine, ce type de créances aurait pu être amorti, parce que les chiffres d’affaires auraient pu être maintenus ou développés selon les secteurs d’activité. Malheureusement, pour un certain nombre d’entreprises - c’est à peu près 30 % de notre panel de 1 200 entreprises - le PGE risque d’être un problème qui peut compliquer le développement ou la survie de l’entreprise.

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