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Le baromètre des prix de l’immobilier neuf.
IMMOBILIER
✍️ Par Yannick URRIEN
Le Laboratoire de l’Immobilier publie la 8e édition de son baromètre des prix de l’immobilier neuf sur plus de 100 villes de France métropolitaine : « Le marché du logement neuf traverse une période de forte contraction depuis le second semestre 2022. Le repli brutal du nombre de logements autorisés au cours du 1er trimestre 2023 (-31 %) n’augure rien de bon pour les prochains mois. Cette attrition de l’offre neuve s’accompagne d’une baisse continue du nombre de mises en chantier depuis janvier 2022, à raison de -8,3 % sur les 12 derniers mois d’après les statistiques du Ministère de la Transition écologique (avril 22 – mars 23). » Dans ce contexte, « la pression sur les prix de vente se maintient, soutenue par la rareté des nouveaux logements commercialisés, l’inflation des coûts de construction et l’arrivée progressive des nouveaux programmes respectant la norme RE2020. » Franck Vignaud, directeur du Laboratoire de l’Immobilier, indique que « l’élément nouveau, sans doute l’un des plus préoccupants actuellement, c’est la difficulté d’accès au crédit que rencontrent les ménages. Certains promoteurs font face à des taux de désistement de 40 à 50 %, faute de solution de financement pour leurs clients ».
Le prix moyen des communes du TOP 15 s’établit désormais à 5 859 €/m², soit une hausse de +6,8 % sur un an, supérieure à celle de l’ensemble des communes étudiées. Le trio des communes les plus chères de ce TOP 15 demeure identique : Paris arrive en tête avec un prix moyen supérieur à 14 000 €/m², soit une hausse de +6,8 %. Lyon et Nice s’imposent en 2e et 3e position. Leurs prix moyens s’élèvent respectivement à 7 124 €/m² et 6 591 €/m², en hausse de +6,8 % et +4,7 %. Cinq communes atteignent ou dépassent 7 % de hausse. C’est le cas de Strasbourg et Toulouse, avec respectivement +7,7 % et +7,6 % sur un an. Nantes, Toulon et Lille voient leurs prix moyens progresser de 7 % chacune, soit dans l’ordre 5 511 €/m², 5 133 €/m² et 4 473 €/m². Le Havre conserve la dernière place de ce TOP 15 et reste la seule commune du TOP15 à ne pas franchir la barre des 4 000 €/m², avec un prix moyen de 3 866 €/m².
Les nouveaux programmes parisiens se concentrent toujours dans les arrondissements périphériques. Le 12e arrondissement est le plus cher avec un prix moyen qui dépasse les 14 900 €/m², en raison notamment de la commercialisation d’un programme dont le prix moyen avoisine les 15 400 €/m². Les 18e et 20e arrondissements subissent des évolutions très marquées, respectivement +23,5 % et +11,9 % sur un an. Là encore, plusieurs opérations ont été lancées à des prix inhabituels pour ces quartiers, compris entre 14 000 €/m² et 15 000 €/m². Les arrondissements périphériques, d’ordinaire plus accessibles, affichent des prix moyens comparables à ceux pratiqués dans l’ancien dans le cœur de Paris.
Le prix moyen d’un appartement en province atteint 4 930 €/m², en hausse de +6,3 % sur un an. En haut du classement, hors tableau du TOP 15, Annecy s’impose une nouvelle fois comme la ville la plus chère avec un prix moyen de 7 473 €/m² (+6,3 %). Vient ensuite un trio de communes situées dans le quart sud-est de la France : Antibes (7 167 €/m²), Aix-en-Provence (6 220 €/m²) et Cagnes-sur-Mer (6 080 €/m²), avec des variations de prix comprises entre 5,9 % et 7,4 %. Les « villes cathédrales » comme Angers, Amiens, Tours ou encore Rouen comptent parmi les territoires où la hausse des prix a été la plus forte : « Ces villes profitent pleinement de l’accessibilité en TGV depuis Paris et sont attractives pour les ménages franciliens à la recherche de plus d’espace et d’une meilleure qualité de vie, tout en conservant une proximité avec la capitale et son bassin d’emplois ». Les prix les plus doux, tous inférieurs à 3 700 €/m², se concentrent en bordure ou à proximité du littoral avec Béziers (3 642 €/m²), Quimper (3 590 €/m²), Dunkerque (3 524 €/m²) et pour finir Cherbourg-en-Cotentin (3 477 €/m²).