Des pièces de puzzle qui s'emboitent

Croissance française : un peu mieux qu’attendu selon Asterès.

ANALYSE

✍️ Par Yannick URRIEN

Selon le cabinet Asterès, « la croissance française, à 0,2 % au premier trimestre, est un peu plus soutenue que les dernières prévisions de l’Insee (+0,1 %). Comme on pouvait s’y attendre, les grèves de l’hiver n’ont pas eu d’impact économique significatif. Le chiffre plutôt positif de la croissance française au premier trimestre s’explique par le commerce extérieur, les autres composantes du PIB étant stables ou en baisse. » Ainsi, « le commerce extérieur a contribué pour 0,6 point à la croissance au premier trimestre 2023. Cela s’explique par une hausse des exportations en volume de 1,1 %, alors que les importations se repliaient de -0,6 %. Il s’agit d’un changement de tendance par rapport à 2022, année au cours de laquelle le commerce extérieur (en volume, c’est-à-dire sans prendre en compte l’envolée du prix de l’énergie importée) avait pesé sensiblement sur la croissance ».

L’étude ajoute que « l’ensemble des autres composants du PIB ont été au mieux poussives. La consommation des ménages a stagné au premier trimestre 2023, après avoir baissé de -1 % au quatrième trimestre 2022. L’investissement s’est contracté de - 0,2 % au premier trimestre, avec une différence notable entre l’investissement des entreprises, en progression de 0,1 % et celui des ménages (principalement l’achat de logements) qui a baissé de -1,4 %. La variation des stocks a quant à elle amputé la croissance trimestrielle de -0,3 point ». Il est intéressant de noter que « les grèves ont d’ordinaire un impact économique limité. Par exemple, la grève de l’automne 2007 dans les transports contre la réforme des régimes spéciaux de retraite avait amputé la croissance du quatrième trimestre de - 0,1 point. Les grèves de 2019 et de 1995 contre la réforme des retraites, qui avaient eu un impact significatif sur les transports, n’avaient amputé la croissance trimestrielle que de -0,1 à -0,2 point. Le grand mouvement de grève de mai 1968 avait cependant eu un impact économique fort, avec un plongeon du PIB de -5,3 % au deuxième trimestre de cette année ».

Cela s’explique car « les pertes d’activité liées aux grèves se rattrapent généralement sur les mois ou le trimestre suivant. Les pertes d’activité des grèves sont faibles sur la croissance trimestrielle et sont généralement compensées par un effet de rattrapage le trimestre d’après. Cet effet s’était observé aussi bien en 1995 qu’en 2017 et en 2019. En 1968 également, la forte contraction de l’activité au deuxième trimestre avait été suivie par un rebond de + 8,0 % au troisième trimestre ».

Pour lire ce numéro (Accès numérique)

Validez le formulaire ci-dessous

Tarif valable jusqu'au 28/02/2027 sous réserve de variation du taux de TVA.
L'Hebdo Bourse Plus sort un numéro double fin juillet et ne paraît pas en août.

Les paiements sur notre site sont sécurisés et traités par Stripe, un prestataire de paiement en ligne de confiance. Vos informations de paiement sont protégées par des protocoles de sécurité de pointe, garantissant une expérience d'achat sûre et sécurisée. Vos données sont protégées par le chiffrement TLS et la tokenisation. Stripe est certifié conforme aux normes de sécurité PCI DSS.