Un croquis d'un immeuble

Ikory dresse le bilan 2022 de l’immobilier résidentiel : l’activité devrait rester dynamique.

IMMOBILIER

✍️ Par Yannick URRIEN

Le marché de l’investissement résidentiel en bloc connaît un atterrissage des volumes sur l’année 2022. Les attentes des vendeurs peinent à s’accorder avec les offres des investisseurs contraintes par des conditions de financement moins favorables. Pour autant, sur le dernier trimestre, le marché semble réagir au profit des acquéreurs et laisse transparaitre un retour de la décote naturelle entre bloc et découpe. En parallèle, l’immobilier géré agit comme un marché de report offrant des rendements plus attractifs. Le marché de l’investissement devrait donc redémarrer sur des bases assainies dans les prochains trimestres estime Ikory dans sa dernière étude sur l’immobilier résidentiel.

Ainsi, « l’inflation généralisée des prix et la hausse des taux d’intérêt ont impacté significativement la capacité d’emprunt des ménages limitant ainsi les acquisitions dans l’immobilier ancien comme dans le neuf. Pour ce dernier, là encore, les prix attendus par les opérateurs, contraints par la hausse des coûts et délais de construction, ne se positionnent pas en adéquation avec les budgets des particuliers et tardent à s’ajuster. Toutefois, les fondamentaux solides présentés par l’immobilier résidentiel demeurent toujours attractifs. En parallèle, les directives politiques pour la lutte contre le réchauffement climatique vont également participer à l’animation du marché des prochaines années. Entre recherche de performances environnementales et arbitrage des passoires énergétiques, l’activité du marché du neuf, comme de l’ancien, devrait rester dynamique. »

Ikory estime que le logement devrait être le chantier du siècle : « En 2022, la France comptait 30,7 millions de logements. Ce parc est réparti – pour les résidences principales – en trois ensembles : les logements occupés par leur propriétaire, pour 47 %, l’habitat social (14,5 %) et le parc locatif libre (20 %). Le reste comprend les résidences secondaires et les logements vacants. Au total, 7 millions de logements ont été créés depuis l’an 2000 (+24 %), un effort considérable soutenu par les ménages qui, soit en accession, soit au titre d’investisseurs privés, soit pour leur résidence secondaire, ont permis d’accroître le stock de presque 5,5 millions de logements. Le marché résidentiel est donc porté, pour l’essentiel, par les particuliers : les bailleurs sociaux ont été de plus faibles contributeurs ; quant aux investisseurs institutionnels, ils ont poursuivi leur désengagement qu’ils avaient largement entamé après la crise de 1990. Propriétaires en 1985 de 4,5 % du parc résidentiel français, ils n’en détiennent plus que 0,5 % aujourd’hui. » Pourtant, la loi Climat menace d’obsolescence une part importante de l’offre résidentielle française. C’est pourquoi l’étude insiste sur le fait que « le logement français est aujourd’hui arrivé à un moment clé de son histoire. Explicitement ou implicitement, sa croissance a longtemps reposé sur la capacité des ménages à investir pour habiter ou louer. La remontée des taux, d’une part, et les exigences de la transformation environnementale, d’autre part, remettent le modèle en cause en dressant un mur difficile à surmonter pour les particuliers qui ne peuvent pas, seuls, assumer le défi de la modernisation du parc. »

Pour lire ce numéro (Accès numérique)

Validez le formulaire ci-dessous

Tarif valable jusqu'au 28/02/2027 sous réserve de variation du taux de TVA.
L'Hebdo Bourse Plus sort un numéro double fin juillet et ne paraît pas en août.

Les paiements sur notre site sont sécurisés et traités par Stripe, un prestataire de paiement en ligne de confiance. Vos informations de paiement sont protégées par des protocoles de sécurité de pointe, garantissant une expérience d'achat sûre et sécurisée. Vos données sont protégées par le chiffrement TLS et la tokenisation. Stripe est certifié conforme aux normes de sécurité PCI DSS.