Le point sur les mesures de cyberprotection

AVIS D’EXPERT

✍️ Par Steve José Lourenço, architecte Cloud chez ITS Integra.

De nombreuses entreprises et organismes d’État ont subi des attaques parfois très médiatisées. Certaines ont eu de lourdes conséquences : indisponibilité prolongée, chiffrage, vol et fuite de données, perte d’activité, perturbations sévères du service assuré, demande de rançon pour récupérer les données, etc. Le constat sur le terrain est pourtant unanime : l’adoption de mesures de protection adéquates est trop poussive.

L’antivirus, c’est bien, mais c’est un argument que nous entendons souvent : « Nous avons un antivirus aÌ€ jour ! Tout va bien ! ». Or, s’il est effectivement important de généraliser les antivirus pour les postes utilisateurs, voire pour les serveurs les plus exposés, cela ne peut en aucun cas constituer une protection suffisante. En effet, les attaquants mettent au point de nouveaux virus indétectables. Ces derniers feront d’importants dégâts jusqu’aÌ€ la mise aÌ€ jour des indicateurs de compromission (IoC) ; les fameuses vulnérabilités « Zero Day ».

Le PRA, c’est obligatoire, on observe une très bonne évolution des mentalités vis-aÌ€-vis de la mise en place d’un Plan de Reprise d’Activité. C’est pratiquement devenu un standard, alors que cette « assurance » était régulièrement écartée il y a quelques années encore, principalement pour des raisons de budget. Le Cloud public n’est plus une sorte de nébuleuse ouÌ€ « par magie », les données sont copiées et répliquées dans tous les sens. Si vous voulez de la résilience, ainsi que la possibilité d’une reprise d’activité, il faut souscrire aux services correspondants.

La reprise, mais avec quelles données ? Suite aÌ€ une attaque ransomware, de nombreuses entreprises ont bien compris que le versement de la rançon ne garantissait pas la récupération des données. C’est pour cette raison que nombre d’entre elles choisissent de reconstruire leur SI en partant des dernières sauvegardes, malgré le risque de pertes de données. C’est pour cette raison que les attaquants tentent de plus en plus souvent d’infiltrer les systèmes de sauvegarde. Ainsi, les organisations attaquées ne peuvent pas repartir sur des jeux de données sains. La sauvegarde est donc chiffrée ou vérolée et la situation devient plus dramatique ! Pour éviter cela, nous suivons les recommandations de l’ANSSI dans le recours aÌ€ la stratégie de sauvegarde « 3-2-1-1 » : 3 copies de données, sur 2 supports différents, dont 1 doit être conservée hors site et 1 hors-ligne.

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