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Almond renforce ses positions dans la cybersécurité.
LA NOUVELLE ÉCONOMIE INTERVIEW
✍️ Par Propos recueillis de Yannick URRIEN
Jean-François Aliotti, co-dirigeant d’Almond : « On observe de plus en plus d’attaques physiques avec des gens qui viennent dans les locaux. »
Almond est un acteur majeur français indépendant de l’audit, du conseil, de l’intégration et des services managés en Cybersécurité, Cloud et Infrastructures. Almond accompagne ses clients de façon transverse sur les volets organisationnels (conformité, gouvernance) et opérationnels (audit et tests d’intrusion, infrastructure de sécurité, SOC – CERT). Almond vient d’annoncer le rachat d’Amossys, une société de conseil et d’expertise en cybersécurité qui permet aux entreprises et aux administrations d’évaluer et d’améliorer le niveau de sécurité de leurs systèmes d’information. Amossys est reconnue comme un acteur majeur de l’évaluation de produits de cybersécurité. La société est notamment le seul évaluateur indépendant agréé par l’Agence Nationale de la Sécurité des Systèmes d’Information (ANSSI) pour réaliser des évaluations de sécurité dans le cadre de la Certification Sécurité de Premier Niveau (CSPN) et selon les Critères communs (CC).
L’Hebdo-Bourseplus : Certains pourraient penser que vos offres en matière de cybersécurité sont destinées à de grands groupes du CAC 40. Pourtant, vous avez un partenariat avec la région Grand Est, qui propose une subvention de 5 000 euros pour les petites entreprises. Est-ce le signe que cette problématique va toucher de plus en plus les PME et les TPE ?
Jean-François Aliotti : Effectivement, nous avons aujourd’hui près de 200 clients actifs et nous travaillons énormément avec des ETI. Tout le monde est attentif à ce sujet de la cybersécurité, ce qui n’était pas le cas il y a cinq ou six ans, et notre présence en région, notamment à Nantes, Strasbourg et Lyon, fait que nous avons de plus en plus de contacts avec les ETI qui sont très présentes en région. L’État a aussi mis en place des dispositifs pour aider les ETI à faire des diagnostics.
L’enjeu stratégique est-il d’avoir des solutions aussi simples à déployer que des antivirus ?
Idéalement, j’aurais tendance à dire que oui, bien évidemment il va falloir adapter les offres. Nous avons commencé sur du conseil et de l’audit, cela concerne davantage des ETI que les PME et c’est pour cette raison que nous avons créé une société, Board of Cyber, dont le but est d’automatiser un certain nombre de prestations que nous faisions manuellement avant et que nous vendons sous forme de licences pour les PME et les ETI. La licence est de 1 500 euros, pour des prestations que nous faisions en plusieurs jours auparavant via du conseil. Ce marché est principalement freiné par le manque de consultants. Or, depuis quelques années, nous avons tous utilisé des ingénieurs qui consacraient à peu près 30 % de leur temps à faire des actions qui n’étaient pas dignes de leur niveau d’ingénieur. Nous avons décidé d’arrêter d’utiliser des bacs + 5 pour faire des choses qui peuvent être complètement automatisées. Cela permet de baisser le coût de revient des prestations et de garder le cerveau de nos ingénieurs pour faire des prestations plus complexes.
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