Toutes les entreprises doivent maintenant prendre en compte le risque cyber.

LA NOUVELLE ÉCONOMIE INTERVIEW

✍️ Par Propos recueillis de Yannick URRIEN

Luc Declerck, directeur général de Board of Cyber : « Faire un audit cyber est aussi important que de faire un audit financier ou juridique. »

Board of Cyber est un expert SaaS de la gestion du risque cyber. Avec Security Rating, sa solution automatisée, rapide et non intrusive, Board of Cyber évalue en continu l’exposition des entreprises et des organisations aux risques cyber. Board of Cyber renforce sa collaboration avec les fonds d’investissement en proposant une offre inédite, développée avec le cabinet d’avocats Agil’It, afin de permettre à ces fonds de mesurer le risque de leurs futurs investissements, piloter la valeur de leur portefeuille et accompagner leurs participations dans l’amélioration de leurs performances cyber. En effet, pour les fonds d’investissement et leurs participations, savoir anticiper ou gérer une crise cyber devient un enjeu financier, tout autant qu’une question de réputation.


L’Hebdo-Bourseplus : La performance cyber englobe de nombreux paramètres, particulièrement dans le domaine de la sécurité. Cela va bien au-delà de la simple protection, comme un antivirus. Est-ce un nouveau métier ?

Luc Declerck : Effectivement, c’est quelque chose qui se développe, tout simplement parce que le risque se développe aussi fortement. C’est devenu le risque financier numéro un pour les entreprises. C’est également un risque important d’interruption de l’entreprise. Tout le monde en a conscience. Auparavant, c’était simplement un risque technique. Maintenant, c’est vraiment un risque business et c’est aussi un marqueur d’avantages compétitifs, car si j’ai une bonne posture cyber, je peux rassurer mon écosystème, mes investisseurs et mon banquier, je peux donc en tirer un bénéfice. Quelque chose de très technique, qui était perçu comme un coût, est devenu essentiel pour la vie de l’entreprise.

Nous travaillons avec de nombreux fonds d’investissement dont le métier est d’investir dans une entreprise pour l’aider à créer de la valeur et, si les fonds s’intéressent au risque cyber, c’est parce que derrière il y a une question de valorisation. Si l’entreprise se fait attaquer, cela dévalorise l’entreprise. Il y a même un risque de dépôt de bilan. Donc, ce risque financier est maintenant regardé de près. Toutes les grandes entreprises regardent le risque fournisseur et on est obligé de prouver que l’on a une bonne posture cyber. Il y a véritablement tout un écosystème derrière. Le risque est de plus en plus important et cela devient un sujet de préoccupation de l’ensemble de l’écosystème.


Au siècle dernier, une banque expliquait à ses clients qu’elle avait une salle des coffres très protégée, avec des gardes armés, et que l’on pouvait donc y placer son argent en toute confiance. Aujourd’hui, tous les secteurs sont concernés par ces exigences de sécurité et, en outre, la protection valable le 1er janvier peut être déjà devenue obsolète le 1er février, puisque les pirates évoluent en permanence…

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