⟵ Retour
Le réseau Laforêt confirme le retour à l’équilibre.
IMMOBILIER
✍️ Par Yannick URRIEN
Le rapport du réseau Laforêt sur le marché immobilier en 2022 indique que, « contrairement à 2021, c’est un marché de l’immobilier ancien en deux temps qui a caractérisé l’année qui vient de s’écouler : une première période, allant de janvier à juillet, marquée par une forte accélération avec une demande extrêmement soutenue, puis l’apparition de premiers signes de ralentissement, tout particulièrement dans les grandes métropoles et les environnements ruraux. » On note que « les grandes villes, ainsi que les départements et arrondissements les plus chers ont vu, pour la première fois, leurs prix s’infléchir après des années de hausse. En revanche, les zones littorales maintiennent des prix élevés du fait d’un engouement prononcé des Français pour ces territoires, tandis que les zones rurales et les communes à faible densité atteignent un plafond de verre, avec des appartements et maisons éloignés des centres- villes, dont les prix avaient flambé ces dernières années. »
Sur le plan national, la demande de biens immobiliers anciens progresse de 1 %, tandis qu’elle augmente de 3 % dans la capitale et de 2 % en Île-de-France. En régions, elle est en léger retrait, à -1 %. Dans le même temps, on observe une double tendance contradictoire au niveau national : tandis que la demande pour les appartements progresse (+2 %), elle recule pour les maisons (-4 %). La demande pour les maisons régresse localement, particulièrement dans les environnements ruraux, où leurs prix ont flambé ces dernières années sans raison structurelle. D’autant qu’avec la hausse du coût de l’énergie, elles apparaissent comme des gouffres financiers aux yeux d’une partie des acquéreurs qui se retournent progressivement vers les appartements de centre-ville.
Le marché est-il en train de changer ? L’étude indique que « les acquéreurs perçoivent que les prix sont sur une phase d’atterrissage et précipitent moins leur décision, tandis que les vendeurs restent parfois campés sur leurs prétentions. » À Paris, les prix confirment leur recul, affichant -1,3 % (soit 10 172 €/m2). La majorité des arrondissements se maintiennent au-dessus de la barre symbolique des 10 000 €/m2, à l’exception de six d’entre eux : 10e, 12e, 13e, 18e, 19e et 20e. Autre signe de ralentissement du marché, « au national, les délais de vente grimpent à 81 jours (+2 jours), ce qui est la confirmation d’un marché fluide malgré des signes de ralentissement. » Les négociations, quant à elles, reprennent progressivement un peu partout : « Ce phénomène est évidemment lié à une offre qui se reconstitue, avec davantage de choix pour les acquéreurs. Par ailleurs, la qualité du logement retrouve sa place dans les critères de recherche. Un bien immobilier qui présente un défaut est aujourd’hui systématiquement négocié. Les acquéreurs ne sont plus prêts à acheter à n’importe quel prix ».
Pour lire ce numéro (Accès numérique)
Validez le formulaire ci-dessous
Tarif valable jusqu'au 28/02/2027 sous réserve de variation du taux de TVA.
L'Hebdo Bourse Plus sort un numéro double fin juillet et ne paraît pas en août.
Les paiements sur notre site sont sécurisés et traités par Stripe, un prestataire de paiement en ligne de confiance. Vos informations de paiement sont protégées par des protocoles de sécurité de pointe, garantissant une expérience d'achat sûre et sécurisée. Vos données sont protégées par le chiffrement TLS et la tokenisation. Stripe est certifié conforme aux normes de sécurité PCI DSS.