Le FMI adresse un avertissement à la France : la situation s’aggrave.

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✍️ Par Propos recueillis de Yannick URRIEN

Marie-Christine Dalloz, député LR du Jura : « Le FMI nous alerte pour que l’on prenne des dispositions, mais je ne suis pas certaine que l’État entende ce message. »

La France doit réduire ses dépenses pour limiter son déficit public, faute de quoi, elle finirait sous surveillance du FMI. L’institution vient de lui envoyer un avertissement pour dérapage incontrôlé des comptes publics. Nous revenons sur ce sujet avec Marie-Christine Dalloz, député LR du Jura.


L’Hebdo-Bourseplus : Que pensez-vous de l’avertissement émis par le FMI à l’encontre de la France, comme ce fut le cas pour la Grèce il y a quelques années ?

Marie-Christine Dalloz : Nous ne sommes pas loin de la situation de la Grèce. On tire la sonnette d’alarme depuis longtemps, en disant que la remontée des taux d’intérêt va compliquer énormément la situation et nous enlever des marges de manœuvre en matière de recours à l’emprunt. C’est ce que nous vivons aujourd’hui. Compte tenu de la masse de notre dette, le FMI invite la France à se réformer car elle a des dépenses exorbitantes de fonctionnement. C’est bien le problème. Avec le « en même temps », on nous donne l’illusion de prévoir l’avenir. Mais en réalité, on a un État qui est de plus en plus budgétivore et qui dépense sans compter.


On distribue tous les jours un nouveau chèque…

Les gens ne voient pas tous les nouveaux opérateurs qui arrivent, ces agences que l’on crée en double avec du personnel. Je suis désespérée quand je vois à quel point on double tous les effectifs. On a créé l’Agence nationale du sport pour remplacer une autre agence, mais on a laissé l’autre agence en l’état. On a remis des collaborateurs et on n’a rien supprimé au ministère des Sports. Tout est comme ça ! On crée des outils, des nouveaux opérateurs... Je pense que ce sont les cabinets de conseil qui ont imaginé de telles opérations. C’est ce qui fait que l’on est en train de dépenser sans compter, alors que l’on devrait s’astreindre à une vraie rigueur budgétaire. C’est pour cette raison que les LR ont fait des amendements sur la sobriété bureaucratique et je pense que cela a du sens. Lorsque l’on crée une nouvelle agence, ou une nouvelle mission, on doit s’obliger à supprimer des doublons : par exemple, il y a un secrétaire général à la Mer. Or on a créé un ministre de la Mer. A-t-on vraiment besoin de cela en double ? C’est vraiment le cœur du problème.

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