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Les tendances du marché haut de gamme.
IMMOBILIER
✍️ Par Yannick URRIEN
Dans les tendances du marché haut de gamme, le marché immobilier de la Côte d’Azur est au beau fixe, grâce notamment au retour d’une clientèle internationale (Américains et Moyen-Orientaux en tête). Après plusieurs années de crise sanitaire, et profitant de la baisse de l’euro, cette clientèle vient s’ajouter à celle venue de toute l’Europe toujours très présente. Les prix reflètent cette bonne santé du marché, avec des hausses de 10 à 20% sur un an, et qui commencent seulement à se stabiliser. Il est cependant difficile d’établir une moyenne, les prix au mètre carré étant très variables sur la Côte d’Azur (ils peuvent osciller entre 4 500 € à Grasse et 100 000 € à Monaco). Le stock de biens a naturellement diminué, de près d’un tiers. Mais la situation s’inverse, avec des vendeurs voulant profiter d’un niveau de prix élevés et des acheteurs qui négocient, anticipant ainsi la baisse des prix. On s’attend donc à un rééquilibrage du marché avant de retrouver le dynamisme qui caractérise la Côte d’Azur.
Autre tendance : l’immobilier de campagne, que ce soit dans l’objectif d’acheter une résidence principale (ou semi-principale), dans un but d’investir dans une « propriété passion » (chasses, forêts, vignobles, etc…) ou pour une activité professionnelle (conversion hôtelière, restauration, golfs, etc…). Les acheteurs se tournent de plus en plus vers des investissements porteurs de sens, et s’intéressent à la protection du patrimoine, au bâti comme aux espaces naturels. La conversion de grands châteaux en hôtels connaît une forte croissance, avec de grands groupes hôteliers qui s’intéressent à ce secteur de niche. Sur ce segment, un tiers des demandes viennent de l’étranger, notamment du monde anglo-saxon.
Par ailleurs, l’engouement des locataires français pour la location meublée et le retour de la clientèle étrangère mettent en avant des indicateurs très positifs. Le marché locatif, notamment parisien, pointe un déséquilibre entre offre et demande. Seuls 27% des annonces immobilières concernent la location (le reste étant dédié à la transaction) et dans le marché locatif, le nombre d’offres au 1er septembre est en chute libre, avec 22% en moins par rapport à l’année dernière. A l’inverse, la demande est en légère hausse depuis plusieurs années. Les causes de cette pénurie de biens à louer sont multiples. Les contraintes sur la location, dues au DPE, mais aussi l’encadrement des loyers ont rendu l’investissement locatif moins intéressant. Sur le plan fiscal, la mise à jour des statuts de LMP et LMNP n’a pas non plus contribué à attirer des propriétaires sur le marché locatif. Côté demande, la hausse des taux d’intérêt, les difficultés d'accès au crédit, l’hypothèse d'une baisse des prix ou encore les incertitudes sur le pouvoir d'achat entraînent une baisse de -14% du volume d’investisseurs par rapport à 2019. Mécaniquement, on constate un report sur le nombre de biens mis en location.
Autre évolution, il y a aujourd’hui une prime à l’excellence, au zéro défaut et sans travaux. En ce sens, les biens clés en main, sont de plus en plus recherchés. En effet, les travaux deviennent un frein et une raison de négociation et le DPE commence à peser dans les décisions.
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