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Un professionnel de l’immobilier lance une offre de protection de l’investissement locatif.
LA VIE DE L’IMMOBILIER
✍️ Par Propos recueillis de Yannick URRIEN
Pierre Caumartin, fondateur de GaPayLo : « Nous sommes un véritable intermédiaire de paiement. »
C’est un sujet attendu par de nombreux lecteurs de L’Hebdo-Bourseplus : comment protéger son investissement locatif ? GaPayLo se positionne comme la première solution de protection de l’investissement locatif : loyer réglé au bailleur le 1er du mois, quoi qu’il arrive, même en cas de retard ou d’impayé ; indemnisation des dégradations immédiate ; garantie squat : procédure de prise en charge et de paiement des loyers et une multitude de services d’accompagnement (certification des dossiers, rédaction du bail, outil d’état des lieux, etc.). Certes, il existe bien des assurances loyers Impayés ou des garanties de type VISALE, mais l’indemnisation n’intervient qu’après survenance d’un sinistre (matérialisé à partir du 1er mois d’impayé, soit au 2e mois). Pendant ce temps, les échéances financières continuent à courir (crédits, copropriété…).
La solution GaPayLo est disponible auprès des bailleurs proposant à la location des résidences principales, vides ou meublées, à un loyer mensuel inférieur à 5 000 euros. Gratuite pour les candidats et locataires, elle est proposée aux bailleurs moyennant une rémunération forfaitaire tout inclus de 34,90 €, sans engagement de durée, et déductible des revenus fonciers. (Au-delà de 800 € de loyer CC, il convient de rajouter 4 € par tranche de 100 € de loyer supplémentaire).
L’Hebdo-Bourseplus : On évoque depuis des décennies la question des loyers impayés et des squats. Comment expliquez-vous que les assureurs ne se soient pas emparés de ce sujet alors que pour l’accidentologie automobile, qui est plus complexe, ils ont su gérer ce problème ?
Pierre Caumartin : C’est le constat que nous avons fait lorsque nous avons créé la solution Gapaylo. Nous sommes partis d’une problématique de marché en analysant les attentes, les besoins et les difficultés rencontrées par chacun. Les problématiques sont simples pour le bailleur. Il y a effectivement une problématique financière, avec les loyers impayés, donc il faut sécuriser les revenus, et il y a également la problématique de la dégradation du logement. Si le logement est dégradé, il faut du temps pour le remettre en état et cela coûte de l’argent. Tout le monde connaît cela depuis plus de 30 ans. De l’autre côté, on assiste à une défiance entre le bailleur et le locataire dans la mesure où ils sont dans une relation purement financière.
Donc, il fallait réussir à trouver un mécanisme d’approche permettant de réconcilier l’intégralité des acteurs, tout en fluidifiant le marché, puisque le logement est une problématique d’intérêt national. Nous avons près de 8 millions de logements locatifs privés en France et il faut savoir que 97 % du parc appartiennent à des bailleurs individuels, puisque les institutionnels ont fortement baissé dans ce secteur. Nous sommes vraiment sur un marché de particuliers. Il ne faut pas oublier que 14 millions de foyers sont dans le locatif privé. C’est donc vraiment un enjeu national. Notre problématique est simple. 74 % des candidats à la location ont du mal à trouver un logement et ce n’est pas normal, parce que le logement est un besoin primaire. Alors, comment concilier les intérêts des uns et les intérêts des autres ? Dans l’esprit commun, un bon locataire, c’est quelqu’un qui a un CDI et qui va gagner à peu près trois fois le montant du loyer. Cela existe de moins en moins, mais ce sont encore les critères des assureurs pour les loyers impayés. Une assurance va vous demander un CDI ou un CDD avec 9 mois restants à courir. Pourtant, quand vous prenez les études de l’URSSAF, 48 % des contrats de travail qui sont signés aujourd’hui sont des CDD d’une durée moyenne de 45 jours. Ces gens ont quand même besoin de se loger, or ils ont les revenus, mais pas le bon papier. C’est totalement absurde sur le plan économique.
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