Un croquis d'un immeuble

Les tendances du marché de l’immobilier selon Laforêt.

IMMOBILIER

✍️ Par Nicolas MIGUET

Le réseau Laforêt confirme que le marché de l’immobilier reste dynamique : « Si le volume de transactions ne devrait pas dépasser celui de 2021, il est important de rappeler que le marché avait profité l’an dernier d’un effet de rattrapage conséquent, en raison du report des projets de 2020, année des confinements. Toutefois, tandis que la remontée des taux d’intérêt incite les acquéreurs à accélérer leur projet d’achat, elle écarte dans le même temps une partie d’entre eux, à savoir les moins de 35 ans et les ménages les plus modestes. Côté prix, un rééquilibrage s’opère entre de grandes métropoles qui voient le coût du m2 poser pied, voire régresser comme à Paris, et des zones périurbaines et rurales où les prix progressent encore ».

Pour autant, « l’immobilier ancien continue de profiter de la crise du logement neuf et de la volatilité des places boursières. Paris, notamment, retrouve son attractivité auprès de la clientèle domestique et internationale (+11 % de demandes). Ceux qui envisageaient un départ en régions font les comptes de ce qu’induirait un tel changement de vie : achat d’un second véhicule, voire d’un premier, facture énergétique, travaux de rénovation, accès aux services publics (transports, écoles, loisirs, culture…). Enfin, l’Île-de-France (+5 %) continue d’être attractive pour les Parisiens à la recherche d’espace et de verdure ».


Un contexte de pénurie immobilière.

Phénomène récent, « l’offre ne régresse plus au national (+5 % vs septembre 2021), même si elle reste à un niveau insuffisant. C’est à Paris que la hausse est la plus forte (+14 %), suivie par l’Île-de-France (+8 %) et, enfin, les régions (+4 %). Toutefois, nous sommes encore loin d’une offre satisfaisante, qui permette à la fois d’assurer la fluidité nécessaire pour répondre à la demande et d’endiguer la hausse des prix. Le contexte est donc encore celui d’une pénurie immobilière. À noter que le nombre de logements mis en vente dont les étiquettes énergétiques sont peu favorables (F et G) progresse de 11 % ; des biens déjà payés et amortis par des bailleurs qui n’ont pas les moyens ou la possibilité d’effectuer les travaux de rénovation énergétique ». Notons que l’investissement locatif « subit un sérieux revers : représentant plus de 20 % des transactions habituellement, il tombe à 16 %. La réglementation contraignante, les critères stricts du Haut Conseil de Stabilité Financière (HCSF), associés à la hausse des taux d’intérêt et aux obligations de rénovation énergétique, freinent les investisseurs ».


Délais de vente et négociation.

Les délais de vente restent rapides, sous la barre des 3 mois au national (79 jours, +2 jours par rapport à septembre 2021). À titre de comparaison, en 2015, cette durée était de 109 jours, ce qui illustre la fluidité du marché actuel. Sur un marché qui reste très dynamique, le temps n’est pas vraiment à la négociation. Ainsi, l’écart entre le prix de mise en vente et le prix d’achat se stabilise à 4,50 % au national. Il progresse légèrement à Paris (3,50 %, soit +0,60 point), et en Île-de-France (3,20 %, soit 0,30 point), tandis qu’en régions il recule de 0,1 point à 4,60 %. Même si les acquéreurs sont conscients qu’ils ne peuvent pas trop négocier s’ils veulent finaliser leur projet, ils ne sont plus prêts pour autant à acheter n’importe quel bien à n’importe quel prix.

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