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Les villes où investir en Bretagne.
IMMOBILIER
✍️ Par Yannick URRIEN
Le marché immobilier breton, dopé par la crise sanitaire et les envies de verdure, a vu son dynamisme exploser. Rennes, deuxième meilleure ville étudiante de France (selon le classement de L’Étudiant), est particulièrement concernée. Bevouac, expert de l’investissement locatif dans l’ancien, apporte son analyse sur le marché breton et présente son classement des villes où investir. Brest s’avère être la plus intéressante pour réussir un investissement locatif, avec une note finale de 7,6 sur 10. « Le dynamisme du marché immobilier locatif à Brest et la forte hausse des prix ces 5 dernières années, qui atteint + 64,9 %, permettent d’espérer une rentabilité élevée à la fin de l’investissement, plus qu’intéressante avec une plus-value à la revente », explique Martin Menez, président de Bevouac.
En 2e position, on trouve Rennes avec 6,8 sur 10. La capitale bretonne figure en tête des villes du classement, qu’il s’agisse de la part de locataires (57 %) ou d’étudiants (16,4 %) parmi ses résidents. « Avec un fort taux de locataires et d’étudiants, Rennes s’assure une location pérenne et une vacance locative faible. Son exemple prouve parfaitement qu’un bon investissement ne se limite pas à un rendement locatif brut (4,1 %) ». Lorient termine le tiercé, avec la note de 6,5. La ville aux cinq ports atteint un bon score pour chacun des critères de l’étude. « Lorient dispose d’une importante population de locataires et de rendements attractifs, ce qui en fait une cible intéressante pour un investissement locatif en Bretagne », analyse Martin Menez.
Au pied du podium, Saint-Brieuc et Pontivy complètent le Top 5, avec respectivement 6,2 et 6/10. Les deux villes se distinguent dans les mêmes catégories, avec une évolution des prix et un rendement annuel intéressants. Seule commune balnéaire du Top 5, Saint-Brieuc profite d’un bon rendement locatif (5,8 %) et a vu les prix de l’immobilier s’envoler de près de 60 % en cinq ans. Mais à l’inverse des plus grandes villes de la région, la préfecture des Côtes-d’Armor pèche par son manque d’étudiants. En centre Bretagne, Pontivy connaît une situation similaire, avec des prix à la hausse et un rendement encore supérieur, à près de 6 %. Toutefois, là encore, la faible proportion d’étudiants (8 %) empêche la commune d’arriver plus haut dans le classement.
Enfin, l’étude qualifie Saint-Malo de risquée : étant donné son taux de résidences secondaires (31 %) confronté à ses 5,4 % d’étudiants, la ville de Saint-Malo se révèle être un choix moins intéressant pour tout investisseur qui souhaiterait se lancer sur le marché breton : « Avec un rendement locatif brut de seulement 3,2 %, je déconseillerais à nos clients de se tourner vers Saint-Malo. Seul un investissement patrimonial, qui aurait pour objectif à terme de faire de son investissement sa résidence secondaire, pourrait faire sens », conclut Martin Menez.