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Le marché immobilier devient de plus en plus difficile.
IMMOBILIER
✍️ Par Yannick URRIEN
Dans le contexte actuel de hausse des taux de crédit, mais également d’envolée des prix des matières premières, Vousfinancer a sondé début avril ses 200 agences pour connaitre l’impact de ce printemps particulier tant sur les critères d’octroi de crédit des banques que sur le moral et les préoccupations des acheteurs. Clairement, depuis plus d’un mois, les agences notent un durcissement des conditions d’emprunt de la part des banques, mais aussi une inquiétude latente chez les potentiels emprunteurs, entrainant parfois des comportements attentistes.
Depuis le début du mois de mars, dans un contexte marqué par le conflit en Ukraine, la hausse du coût des matériaux, de l’énergie et des matières premières, mais également les prix de l’immobilier élevés, les banques sont plus attentives à la qualité des dossiers de prêt. 70 % des courtiers Vousfinancer ont constaté un durcissement dans la façon d’étudier les dossiers de crédits, essentiellement concernant l’apport personnel, aujourd’hui indispensable, mais aussi l’épargne après projet, afin de permettre aux emprunteurs de faire face à d’éventuelles dépenses imprévues. La situation professionnelle, et notamment l’ancienneté des emprunteurs est également un critère important. « Les banques demandent actuellement toute systématiquement de l’apport personnel, au moins 10 % du montant du bien, et une épargne après opération qui ne sera pas mise dans le projet, mais qui servira à éviter la souscription d’un crédit à la consommation en cas de dépenses imprévues, comme des travaux de toiture ou l’achat d’une 2e voiture, en limitant ainsi le risque de surendettement ou de non-remboursement du crédit » indique Julie Bachet, directrice générale de Vousfinancer.
Par ailleurs, selon 51 % des courtiers, les banques sont également plus attentives qu’auparavant à la localisation du bien et notamment l’éloignement par rapport au lieu de travail. « Nous avons eu des refus de prêt à cause de l’éloignement du bien par rapport au lieu de travail, en raison de la charge financière trop importante que cela allait représenter en termes de carburants, voire même d’achat d’une 2e voiture. Cela peut poser problème si la distance est supérieure à 50 km notamment, mais même en dessous, certaines banques limitent l’endettement maximum à 30 % pour que l’emprunteur puisse faire face aux dépenses engendrées. Même si cela ne conduit pas systématiquement à des refus, le thème de l’éloignement domicile travail est désormais plus fréquemment abordé » analyse Sandrine Allonier, directrice des études de Vousfinancer.
Toujours d’après ce sondage, 60 % des courtiers trouvent que les banques sont désormais plus attentives à la vétusté du bien (isolation chaudière) et au montant des travaux potentiels dans l’ancien, en lien avec la hausse du coût des matériaux. Elles sont également plus attentives, selon 52 % des courtiers, à la performance énergétique du bien pouvant avoir un impact sur le budget énergie des acquéreurs, mais également sur des travaux éventuels à prévoir.
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