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Le dynamisme des commerces et de la logistique compense le ralentissement des bureaux.
IMMOBILIER
✍️ Par Nicolas MIGUET
Selon le bilan du marché français de l’investissement en immobilier d’entreprise de Knight Frank France, après la baisse de 5 % enregistrée en 2021, le marché français de l’investissement en immobilier d’entreprise a connu un début d’année 2022 mitigé, dans un environnement toujours perturbé par la crise sanitaire et fortement troublé depuis quelques semaines par la guerre en Ukraine. La baisse du 1er trimestre 2022 est due notamment à un nombre de grandes opérations un peu plus faible qu’à l’accoutumée, puisque 13 transactions supérieures à 100 millions d’euros ont été enregistrées depuis le début de l’année contre 15 l’an passé à la même période et 21 au 1er trimestre 2020. Cette configuration de marché va de pair avec un net recul de la part des bureaux alors que ce segment est traditionnellement le moteur du marché. Avec près de trois milliards d’euros investis depuis janvier, l’Ile-de-France accuse également une baisse significative (- 20 % sur un an), qui contraste avec la solidité des régions (+ 78 %).
Tendance manifeste du marché de l’investissement en 2021, le bureau a continué de voir sa part diminuer au début de 2022. Mécaniquement, la part du bureau est en net recul, « cette classe d’actifs ne représentant que 46 % de l’ensemble des volumes investis dans l’Hexagone en 2022 contre 74 % à la même période l’an passé et 69 % en moyenne lors d’un 1er trimestre depuis dix ans » indique Knight Frank. Autre enseignement du 1er trimestre 2022, l’Ile-de-France voit sa domination s’éroder légèrement à l’échelle nationale. Ainsi, avec 1,7 milliard d’euros investis en bureaux, l’Ile-de-France ne représente plus « que » 77 % des sommes engagées sur le marché tertiaire hexagonal contre 87 % il y a un an.
La revanche des commerces.
En 2021, l’immobilier de commerces avait quasiment disparu des radars au 1er trimestre, avec à peine 200 millions d’euros investis. L’activité avait ensuite gagné en vigueur, permettant aux commerces de terminer l’année sur une note plus positive : « Si le choc du premier confinement et les mois de restrictions l’ont sérieusement ébranlée, cette classe d’actifs a malgré tout démontré sa solidité et est en train de se réinventer, offrant de réelles opportunités aux investisseurs » souligne l’étude. 2022 s’annonce donc comme une bonne année pour les commerces, même si la forte hausse de l’inflation et la dégradation de l’opinion des ménages font peser des risques importants sur la consommation. Le pipeline d‘opérations en cours est assez fourni et comprend notamment plusieurs portefeuilles importants. Quelques actifs unitaires de grande taille sont également mis en vente, sur le marché des parcs d’activités commerciales comme sur celui des centres commerciaux, ce qui devrait gonfler les volumes lors des trois prochains trimestres.
Enfin, après une année 2021 exceptionnelle, le dynamisme du marché de l’immobilier industriel ne s’est pas démenti au 1er trimestre 2022. Plus d’1,2 milliard d’euros ont ainsi été investis sur la période, soit une hausse de 16 % par rapport au 1er trimestre 2021 et de 108 % par rapport à la moyenne décennale. La logistique joue toujours un rôle moteur, concentrant 73 % des volumes investis sur le marché de l’immobilier industriel.
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