Verbatim d’un délire sanitaire.
LITTÉRATURE
Le docteur Bernard Plouvier et Philippe Randa viennent de publier « Verbatim d’un délire sanitaire », un livre destiné à permettre aux générations futures de ne pas oublier ce qui s’est passé. En effet, les mesures inhérentes à l'épidémie ont été plus ou moins suspendues, non pas abrogées, c’est très important, et de mauvais esprits pourraient penser que cette mansuétude est liée à la campagne présidentielle... Or, personne ne peut savoir ce qui arrivera après l’élection. On peut s'attendre à de nouvelles dispositions coercitives, parce qu’il y aura évidemment de nouveaux variants. Certes, on sait qu'il ne s'agit pas d'une simple grippette, mais c’est un peu comme pour la grippe, avec des personnes davantage à risques et des décès déplorés chaque année, toute la population n'étant pas exposée de la même manière, surtout les enfants.
Philippe Randa, que nous avons interrogé, rappelle les faits : « On a entendu les médecins de plateaux télé expliquer que c’était une maladie terrible et qu’il fallait s’adapter au jour le jour. C’est faux, c’est écrit, nous avons daté toutes nos chroniques : depuis les premiers jours, nous savions à peu près tout sur cette maladie. Depuis le début, on savait très bien que c’est une maladie très dangereuse pour les personnes âgées et pour les personnes qui ont des comorbidités, mais on savait aussi que c’est une maladie qui s’apparente à une grippe pour les autres. Les gens qui veulent calmer le jeu nous accusent de nier cette maladie, ce qui est faux. On sait que c’était une pandémie. Mais toutes les mesures qui ont été prises, on peut les reprendre par le détail, étaient abracadabrantesques. Sur la question des masques, Bernard Plouvier, ancien directeur de service hospitalier, expliquait qu’il fallait simplement mettre une écharpe et que c’était efficace. Il était inutile de créer une paranoïa sur le manque de masques. Le masque avait l’utilité d’empêcher le virus de se répandre, mais après on ne se protégeait plus une fois que le virus était répandu. Il fallait changer de masques toutes les trois heures pour que cela soit efficace. Je faisais partie des gens qui ont gardé leur masque au fond de leur poche pendant très longtemps… C’est pour cette raison que nous avons voulu tout publier car, pendant deux ans, le gouvernement et les médecins de plateaux ont terrorisé la population dans le monde entier en prenant des mesures coercitives. » Le plus grave, c’est que l’on a endetté les générations futures pour plusieurs milliards : « Beaucoup de pays n’ont pas fait ce « quoiqu’il en coûte » et, aujourd’hui, la France est un pays ruiné. Finalement, confinement ou non, c’est la même chose dans le monde entier. Résultat, les gens sont traumatisés. On peut circuler sans masque depuis le 15 mars dernier et je suis frappé de voir encore beaucoup de personnes porter le masque. Certaines peuvent avoir des raisons qui leur sont propres, mais avant cette folie de la Covid, ces mêmes personnes ne sortaient pas avec un masque. Tout cela est illogique. La liberté individuelle est quelque chose de sacré. »
Maintenant, il ne faut pas oublier les jeunes : « Je pense aux adolescents qui ont sacrifié leur jeunesse et, en plus, on a traumatisé la population en leur disant que c’étaient des criminels qui infectaient le grand-père ou la grand-mère. Au début de l’épidémie, le docteur Plouvier avait fait une très bonne analyse en expliquant que le gouvernement paniquait parce qu’il avait peur. Je me suis dit que la peur était mauvaise conseillère. Mais, avec du recul, on peut expliquer tout cela. Dans le même temps, on a encouragé les discours complotistes pour discréditer les opposants. Les gouvernements ont très probablement paniqué, mais ensuite beaucoup de gens ont essayé de tirer profit de toute cette histoire. Avec le recul, on s’aperçoit que les profits ont été multiples. Une fois le moment de panique passé, il n’est pas interdit de penser que les uns et les autres ont voulu tirer profit de cette histoire. En Asie, les gouvernements ont pu reprendre en main leur population qui commençait à ruer dans les brancards des dictatures locales. En France, tout a changé. La France était paralysée par la grève, il y avait eu l’épisode des Gilets jaunes et, depuis, l’opposition a disparu, y compris l’opposition politique, puisque tout le monde était à l’unisson du gouvernement. Ensuite, on a vu se lever quelques candidats qui ont protesté contre la folie du passe vaccinal, mais ces gens ne faisaient pas partie des grands partis qui pouvaient influer sur la politique. Finalement, la seule victime, c’est le peuple. »
Pourtant, la plupart des Français semblent très favorables aux mesures sanitaires qui ont été instaurées par le gouvernement. Philippe Randa l'observe également : « Cela ne contredit pas ce que je dis, car beaucoup de gens ont été terrorisés par cette propagande. Notre livre est simplement un constat, car tout ce qui a été fait n’a servi à rien, sinon endetter le pays et permettre à des médecins de plateaux télé d’accéder à leur quart d’heure de célébrité. Ce sont ces gens que je méprise le plus, plus que les politiciens, parce que leur devoir est de soigner les gens, mais pas de les terroriser. Ces gens se sont succédé sur les plateaux en prédisant l’apocalypse et en expliquant que ce serait pire le lendemain. Tous ceux qui tenaient un discours différent ont été éliminés. Certains ont même eu des problèmes avec l’Ordre des médecins, quand ils ont voulu soigner les gens à leur manière. Du jour au lendemain, des médecins n’ont plus eu le droit d’exercer leur profession comme ils l’entendaient, car il fallait attendre le vaccin. Des tas de gens voudraient oublier mais, si cela a marché une fois, il faut bien se dire que cela reviendra pour d’autres raisons, dès qu’il y aura un problème social, une maladie ou une pollution. Le masque est quelque chose de terrible, car les contacts humains ont disparu. On a peur des gens que l’on côtoie. Chacun peut décider de sa vie. Certes, on peut vivre en faisant du télétravail et en regardant Netflix, en étant isolé de tout le monde. Pourtant, la vie sociale, c’est ce que l’on appelait simplement l’humanité avant ! Nous sommes en train de rentrer dans une autre humanité. C’est quelque chose qui me fait peur. »
En résumé, les auteurs de cet ouvrage soulignent à quel point nous avons été ridicules : « Depuis le tout début de cette histoire, en mars 2020, on savait que c’était une maladie qui faisait peu de morts. Mais on a obligé toute la population à se confiner et on a pris des mesures inutiles, plutôt que de soigner les gens en danger. C’est la première fois, dans l’histoire de l’humanité, que des parents ont fait prendre un risque à leurs enfants en les vaccinant avec un vaccin sans avoir de recul, pour se protéger. Dans toute l’histoire de l’humanité, les parents ont toujours voulu que leurs enfants aient une meilleure existence et personne ne pouvait admettre de faire courir des risques à ses enfants pour se protéger. Bernard Henri Lévy a dit très justement que c’est le virus qui rend fou. La peur rend fou ! »
« Verbatim d’un délire sanitaire » de Bernard Plouvier et Philippe Randa est publié aux Éditions Dualpha.
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