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Le député européen et président d’honneur de Reconquête publie « Protestation »
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✍️ Par Propos recueillis par Yannick URRIEN
Gilbert Collard, député européen : « Le bruit et la fureur médiatique nous rendent cons. »
Gilbert Collard est député européen, président d’honneur de Reconquête et porte-parole de la campagne d’Éric Zemmour. Dans son dernier livre, intitulé « Protestation », il dialogue avec un vieux moine d’une abbaye franciscaine au cours d’une retraite effectuée pour soigner sa « neurasthénie politique ». Il se livre, comme dans une sorte de confession au fil des jours, sur sa carrière et l’état du pays. Le religieux l'interroge, sans aucune concession, sur son engagement, les personnalités politiques qu’il a côtoyées, ses secrets et les solutions que la situation de la France requiert. Ce vieux franciscain impose au retraitant, qui n’est pas un retraité, à répondre à des questions sur l’identité, la sécurité, la souveraineté - en un mot, sur les grands thèmes qui bouleversent la France - et sur la mainmise de l’Europe. Gilbert Collard, qui se définit comme un « casse-couilles » démocratique, répond sans langue de bois aux questions de L’Hebdo-Bourseplus.
L’Hebdo-Bourseplus : Vous animez de nombreuses réunions publiques dans toute la France. Quels sont les sujets qui reviennent le plus régulièrement ?
Gilbert Collard : Le contact que nous avons avec les Françaises et les Français qui viennent dans les meetings est très chaleureux, presque passionnel. J'ai fait beaucoup de meetings et, très franchement, je n’ai jamais ressenti une telle passion, une telle ardeur et une telle espérance. La passion que l’on peut voir dans les meetings d’Éric Zemmour est de l’ordre d’une espérance dans le changement d’état de notre pays. C’est très émouvant, parce que c’est de l’ordre de l’espérance et c’est ce qui explique cet engouement. Il y a des fascistes antifas qui viennent dans les meetings, ce sont des gens qui veulent s’opposer à la liberté d’expression, qui est pourtant sacrée. Je défendrai la liberté d’expression de Jean-Luc Mélenchon, comme je défendrai celle de Valérie Pécresse ou de Marine Le Pen. J’ai toujours dit cela, ce n’est pas un propos de circonstance. J’ai vu des files d’attente avec mille personnes dans nos meetings et je n’avais jamais vu cela. Pour répondre à votre question, on se rend compte, à travers ce contact, qu’il y a des souffrances, tout à fait réelles, sur la perte de notre identité, des repères et de nos références.
Il y a une souffrance face au poids tout à fait anormal de l’immigration, ce qui n’implique pas une critique contre l’homme ou la femme immigrée, parce que chaque histoire recèle sa souffrance. Je rappelle que Giscard voulait stopper l’immigration, Chirac voulait stopper l’immigration, Pasqua voulait stopper l’immigration... Et bien d’autres. Donc, beaucoup de Français ont le sentiment d’une menace identitaire sur leur vie physique et métaphysique. Tout cela est dû à l’incapacité de nos gouvernements à réguler l’immigration. Rappelez-vous, Philippe Séguin, qui n’était pas un facho, disait qu’il ne fallait pas verser des larmes de crocodile sur les étrangers que l’on renvoie chez eux. À l’époque, on pouvait encore les renvoyer, mais aujourd’hui c’est de plus en plus difficile. Cette souffrance française est liée au fait que chaque Français, peu importe son origine, a le sentiment que son pays est en train d’être piétiné.
Il y a une catégorie de la population, plutôt aisée, qui ne se soucie pas de cela et qui estime même qu’Emmanuel Macron s’est plutôt bien débrouillé. Que dites-vous à ces gens-là ?