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Meilleurs Agents dresse le bilan du marché immobilier : un marché dynamique tiré par les zones rurales.
IMMOBILIER
✍️ Par Nicolas MIGUET
Dans sa dernière étude sur le marché immobilier, Meilleurs Agents confirme le dynamisme du marché : « Deux ans après le début de la crise sanitaire, le marché immobilier a fait plus que résister à cette période inédite : nombre de ventes records et des prix orientés à la hausse sur la quasi- totalité du territoire. Au niveau national, les prix ont ainsi augmenté en moyenne de +10,3 % au cours des 24 derniers mois, un rythme que nous n’avions plus connu depuis la période 2009-2011. Cependant, ces deux dernières années ont vu la hiérarchie des dynamiques immobilières s’inverser. L’époque où la capitale et les dix plus grandes agglomérations françaises jouaient le rôle de locomotive semble bel et bien terminée.
C’est particulièrement frappant pour la capitale dont les prix baissent pour la première fois depuis 2016, mais elle n’est pas la seule dont l’attractivité a souffert. Certes notre IPI Top 10, qui suit l’évolution des prix des grandes métropoles de province, affiche une progression honorable avec +10 % en deux ans. Néanmoins, ce chiffre au niveau de la moyenne nationale traduit en réalité un ralentissement assez net quand ce segment enregistrait +16,2 % de croissance sur les 24 mois précédant la crise sanitaire. Avec un IPI Top 50 qui passe de +13 % à +10 % sur 24 mois, ce constat s’applique également, mais dans une moindre mesure, aux villes moyennes qui évoluent maintenant au même rythme que les grandes métropoles régionales. Désormais, ce sont les zones rurales qui enregistrent les plus fortes augmentations de prix ! En 2 ans, ils ont grimpé de +11,9 %. Ce regain d’attractivité touche plus particulièrement les zones péri-urbaines (+13,1 % en 2 ans) que les communes plus isolées (9,5 %). »
Un recul des prix à Paris qui se confirme.
Au sein des 11 plus grandes métropoles françaises, les 24 derniers mois ont été l’occasion de nombreux changements. À commencer par un recul des prix à Paris et ce point est largement confirmé par Meilleurs Agents : « La capitale qui, après avoir connu des années d’euphorie (+16,8 % durant les deux années précédant la crise) et frôlé les 11 000€ du m², est aujourd’hui la seule à être dans le rouge (-3,2 %). Mais pas seulement… si toutes les autres grandes métropoles ont de leur côté plus ou moins bien résisté à la crise sanitaire, les villes qui, il y a 2 ans, figuraient en queue du peloton occupent aujourd’hui les premiers rangs, à l’image de Strasbourg dont les prix ont bondi de +16,5 % depuis la crise sanitaire, ou encore de Lille (+11,2 %) et de Marseille (+10,9 %). À l’opposé, Lyon par exemple, moteur du marché pendant de nombreuses années, n’a augmenté que de +7,3 % (contre 23,8 % avant la crise). Parmi les causes : un phénomène de rattrapage.
En effet, les grandes villes qui ont le plus profité de la crise sont parmi celles qui affichaient les prix au m² les plus abordables et qui n’avaient pas connu de fortes augmentations au cours des cinq dernières années (exemples : 3 098 €/m² à Marseille et 3 130 €/m² à Strasbourg contre 5 029 €/m² à Lyon ou 4 672 €/m² à Bordeaux au 1er mars 2020). La véritable surprise vient du côté de Marseille. Longtemps fragile le marché immobilier de la cité phocéenne est aujourd’hui beaucoup plus dynamique qu’au début de l’épidémie de coronavirus contrairement à toutes les autres grandes agglomérations.
Non seulement ses prix ont augmenté de +10,9 % en 2 ans, mais sa tension immobilière s’est renforcée (aujourd’hui 14 % d’acheteurs de plus que de vendeurs contre seulement 10 % en mars 2020) et ses délais de vente moyens se sont raccourcis (60 jours suffisent actuellement pour y vendre un bien, soit 6 jours de moins qu’il y a 2 ans). Ce phénomène s’explique peut-être en partie par le développement du télétravail. Si la commune a toujours eu de quoi séduire les acheteurs potentiels (prix au m² parmi les moins cher des 10 plus grandes métropoles, présence du soleil et de la mer, TGV, aéroport international…), l’état du marché de l’emploi pouvait les freiner. Grâce au travail à distance, cet obstacle semble aujourd’hui dépassé. »