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Étude Knight Frank : il faut croire en l’avenir du commerce physique.
IMMOBILIER
✍️ Par Nicolas MIGUET
Dans son bilan annuel, Knight Frank consacre un dossier à l’avenir du commerce physique en se montrant optimiste sur l’avenir de ce secteur. D’abord, « la consommation a remarquablement résisté à la crise sanitaire. Après avoir chuté de 7,2 % sur un an en 2020, la consommation des ménages a rebondi de plus de 4 % en 2021, sur fond d’accélération de l’activité économique et de nette progression du pouvoir d’achat. Les ventes en ligne ne sont pas les seules à avoir bénéficié de cette embellie. Ainsi, l’épidémie a eu un impact plus modéré sur l’évolution des ventes en magasin, les commerces non essentiels n’ayant pas été contraints de fermer aussi longtemps qu’en 2020. »
Ensuite, la grande majorité des enseignes placées en redressement ont été reprises : « En 2020, le premier confinement s’était accompagné d’une vague importante de procédures de redressement. Celles-ci ont été moins nombreuses en 2021, avec 15 enseignes placées en redressement, contre une trentaine en 2020. En outre, la grande majorité des enseignes concernées depuis 2020 par une procédure ont déjà été reprises (62 % du nombre total). » Le groupe ajoute que « l’expansion du quick commerce est une des manifestations évidentes des mutations du commerce à Paris. Elle n’en est pas la seule illustration, le marché immobilier des commerces bénéficiant aussi de la demande d’autres secteurs en plein essor (seconde main, mobilités douces, etc.) et du développement de secteurs moins récents, mais également dynamiques (restauration rapide, cabinets médicaux, etc.). »
Autre raison d’être optimiste : les taux de vacance ont commencé à diminuer sur certains axes prime parisiens. En effet, « la reprise de la consommation, le dynamisme de certaines activités et la baisse parfois conséquente des loyers ont contribué à la réduction du taux de vacance de certains grands axes parisiens. » Dans le même temps, « les zones commerciales de périphérie ont confirmé en 2021 leur capacité de résistance. Cette tendance se prolongera en 2022, d’autant que le renforcement récent du télétravail accentuera le report de la consommation des Français près de leur domicile.
La périphérie mettra aussi à profit ses nombreux atouts (surfaces de grande taille, charges et loyers plus modérés, accessibilité aisée, etc.) pour continuer à attirer les enseignes de centre-ville ou de centre commercial cherchant à optimiser leur réseau de magasins et à réduire leurs coûts immobiliers. » Enfin, les actifs obsolètes recèlent un potentiel de transformation : « les difficultés rencontrées par certains ensembles commerciaux posent la question du devenir des biens les moins adaptés aux nouvelles tendances de consommation, ou les plus fragilisés par la concurrence d’autres commerces. Si quelques projets de conversion en logements, bureaux ou sites dédiés à la logistique du dernier kilomètre sont à l’étude, les changements d’usage restent néanmoins assez rares. » Pour toutes ces raisons, le groupe Knight Frank estime qu’il faut continuer de croire dans le développement du commerce physique.
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