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Quelques paris d’investissements, intéressants pour 2022 et 2023.
LE DOSSIER DE LA SEMAINE
✍️ Par Nicolas MIGUET
Nous poursuivons cette semaine nos études traditionnelles sur les sociétés, sur le décryptage des comptes et sur leurs perspectives, sur les pays, sur les secteurs et les grands sujets, conseils à l’appui. Le 7 janvier 2022 (numéro 1.120) : “Quand l’inflation revient, l’or redevient intéressant”. Bonne lecture !!!
Le jeu des pronostics, c’est toujours très difficile. Malheureusement, on se prend parfois les pieds dans le tapis, car certains événements peuvent intervenir, qui changent la donne. 2022, c’est l’année de l’élection présidentielle, suivie d’un scrutin législatif. Il y aura donc des changements en France, ou pas. Depuis dix ans désormais, ou presque, nous vivons sous le régime d’un socialisme liberticide, anti-famille, qui n’a pas véritablement une politique de renforcement de la compétitivité du lieu de production France. Dans ma sélection, je vais donc privilégier, vous le comprendrez, des entreprises dont le marché français n’est pas le débouché principal.
Même si un groupe comme Vivendi va vraisemblablement connaître une bonne année 2022, avec la reconfiguration de son département édition (OPA sur Lagardère, scission des activités d’Hachette et d’Editis afin de pouvoir passer les normes européennes de la Concurrence), sa dépendance au marché français est trop importante, avec Canal Plus et d’autres activités franco-françaises (dont Prisma Presse racheté en 2021), pour que l’on ne puisse pas faire le pari, même si, très vraisemblablement, la cession des activités portuaires africaines du groupe Bolloré permettra à ce dernier de lancer une OPA sur le titre Vivendi, si tel est son désir, ce que je crois.
La liste des exclus.
Bien évidemment, j’exclurai de ma sélection toutes les valeurs que j’estime aujourd’hui surcotées, du fait de la bulle premium, qui touche de façon assez étrange des titres aussi divers que L’Oréal (shampooings, parfums, crèmes à bronzer…), Kering (Gucci…), LVMH (parfumeries Sephora, DFS, grands magasins du Bon Marché et de la Samaritaine, presse stipendiée déficitaire, toiles cirées de Louis Vuitton, quelques distillats de qualité chez Hennessy, mousseux Chandon…) et se trouvent aujourd’hui particulièrement surcotés, surtout si l’on vient un jour à rattacher le conglomérat à son activité principale, à savoir la distribution spécialisée. Hermès International est une très belle affaire, mais à plus de 1.500 euros, on peut considérer que l’exagération dans l’exagération est déjà d’actualité. Dans la distribution, il est assez vraisemblable que le groupe Casino va bouger en 2022, avec un retour à la croissance au S1, en France, et une accélération du développement de sa marque Assai au Brésil. L’année 2021 fut très mauvaise, après une fin d’année 2020 extraordinairement mauvaise en ce qui concerne la cotation du titre Casino.
L’année de Casino ?