Les trois grosses bulles qui menacent 2022.
LE DOSSIER DE LA SEMAINE
Nous poursuivons cette semaine nos études traditionnelles sur les sociétés, sur le décryptage des comptes et sur leurs perspectives, sur les pays, sur les secteurs et les grands sujets, conseils à l’appui. Le 31 décembre 2021 (numéro 1.119) : “Quelques paris d’investissements, intéressants pour 2022 et 2023”. Bonne lecture !!!
Si l’on en croit M. Bruno Le Maire, ministre de l’Economie, des Finances et de la Relance (n’en jetez plus, le nom du ministère occupe toute la place sur la carte de visite), nous sommes dans le plus merveilleux des pays du monde, avec une prospérité économique sans équivalent. Défense de rigoler ! Puis-je me permettre de vous rappeler que de 2017 à 2022, la France aura eu une croissance de son PIB inférieure de moitié à celle de l’Allemagne, notre différentiel de compétitivité ne s’est pas réduit, au contraire, notre déficit commercial s’aggrave, et notre production de richesses industrielles ou agricoles diminue.
Hugo Chavez, il y a vingt ans...
Lorsque l’on regarde les thuriféraires du président de la République sortant, on a l’impression d’entendre le discours de Hugo Chavez, au tout début du régime communiste du Venezuela, où il indiquait à son peuple qu’il n’était pas vraiment question de faire des efforts, puisque l’Etat allait pourvoir à tout, grâce à la manne pétrolière ! Puis-je me permettre très modestement de rappeler que le Venezuela, bien que doté des plus importantes réserves mondiales de pétrole, importe désormais des produits raffinés, car ses raffineries, faute d’investissements, sont avec une production ultra-minimum, et que la production pétrolière en elle-même est très faible, là encore, faute d’investissements dans les gisements et dans l’exploration-production. La France n’est pas le Venezuela ? Détrompez-vous, les admirateurs de Hugo Chavez et de Nicolas Maduro concourent à l’élection présidentielle, M. Jean-Luc Mélenchon a frôlé les 20 % des voix lors du dernier scrutin, en 2017. Pour propulser le président sortant dans les sondages (bien redressés), où il est affiché entre 23 et 26 % des intentions de vote, on va vous dire que tout va bien, et, tel un mantra, on va vous le répéter de jour en jour, de semaine en semaine. Comme les Français ont une culture économique proche du zéro absolu, cela peut marcher.
L’hémorragie des finances publiques.
En réel, plusieurs bulles sont prêtes à éclater sous nos yeux. Tout d’abord, à tout saigneur tout honneur, suite à l’hémorragie des dépenses publiques, on parlera du stock de dette, qui a pulvérisé tous les records absolus, malgré les trucages. Officiellement, on nous annonce que la dette publique française est aux alentours de 2.850 milliards d’euros, si l’on ajoute les petits trucages pour plus de 110 milliards d’euros, comme décrits dans le bloc-notes il y a quelques semaines de cela, on frôle les 3.000 milliards, dès maintenant. La dette, c’est comme le diabète, c’est un poison silencieux. Au début, cela ne fait pas de mal, il n’y a pas véritablement de message d’alerte… mais à un certain moment, il faudra amputer, et cela fera mal ! Depuis un quart de siècle, des associations telles que l’IFRAP, Contribuables Associés et le RCF tapent sur le clou pour essayer de faire entendre raison à l’ensemble de la population… mais la facilité de l’argent qui arrive sur le compte alors qu’il n’a pas été gagné par un dur labeur est tellement démagogue que cela passe crème. La dette publique est depuis très longtemps une problématique importante en ce qui concerne les finances publiques. Il ne faut pas oublier que la gestion incontrôlée de sa dette publique a conduit l’Etat grec à un défaut de paiement, qui a amené l’intervention de l’UE, du FMI dans les affaires internes du pays. Il s’en est ensuivi une récession de 25 % soit un appauvrissement d’un quart de l’ensemble de la population grecque. Alors que les comptes publics français étaient à peu près correctement tenus au début des années 1980, à la fin du mandat de Valéry Giscard d’Estaing, il y a eu une grande valse des déficits à partir du début des années Mitterrand, mais les déficits de ces années, ce n’était rien du tout en comparaison des déficits d’Emmanuel Macron suivant les déficits de François Hollande.
Validez le formulaire ci-dessous
Tarif valable jusqu'au 28/02/2027 sous réserve de variation du taux de TVA.
L'Hebdo Bourse Plus sort un numéro double fin juillet et ne paraît pas en août.
Les paiements sur notre site sont sécurisés et traités par Stripe, un prestataire de paiement en ligne de confiance. Vos informations de paiement sont protégées par des protocoles de sécurité de pointe, garantissant une expérience d'achat sûre et sécurisée. Vos données sont protégées par le chiffrement TLS et la tokenisation. Stripe est certifié conforme aux normes de sécurité PCI DSS.