Une maison posée sur un plan

De belles perspectives pour le marché européen de l’investissement résidentiel.

IMMOBILIER

✍️ Par Nicolas MIGUET

Knight Frank publie les résultats d’une enquête menée auprès de grands investisseurs internationaux, dont les actifs résidentiels sous gestion représentent au total 64 milliards d'euros en Europe. Il y a dix ans, l’immobilier résidentiel ne représentait que 10 % de l'ensemble des sommes investies sur le marché immobilier européen. « Cette part est passée à 25 % en 2021, faisant des logements la deuxième classe d’actifs la plus importante après les bureaux. Pour 55 % des investisseurs interrogés, l’immobilier résidentiel pourrait même prendre la première place en 2022 » indique David Bourla, directeur des études chez Knight Frank France. Au 3e trimestre, les montants engagés sur le marché résidentiel européen ont atteint 15 milliards d’euros (+ 28 % par rapport à la même période en 2020), portant à 50 milliards d’euros l’ensemble des montants engagés depuis le début de l’année. Au 3e trimestre, c’est en Allemagne que l’activité a été la plus soutenue, ce pays concentrant 39 % des sommes investies sur la période devant le Royaume-Uni, le Danemark, la Suède et la France.

Cet engouement croisant concerne aussi bien les logements traditionnels que le résidentiel géré (résidences étudiantes, résidences séniors, coliving, etc.), compte tenu des opportunités existant sur ces différents créneaux de marché (évolution des modes de vie et de travail, vieillissement de la population, etc.). Si les investisseurs interrogés dans le cadre de cette enquête ne sont que 18 % à couvrir aujourd’hui tout le spectre de l’immobilier résidentiel, cette part devrait atteindre 45 % d’ici 2026. Néanmoins, cette stratégie de diversification pourrait se heurter à la rareté de l’offre existante, qui est citée par 55 % des investisseurs interrogés comme le principal frein à l’augmentation de leur exposition au marché résidentiel, devant la compression des taux (41 %) et la concurrence élevée entre investisseurs (41 %). Au-delà du manque d’offre et malgré d’évidentes opportunités, l’étude précise que les actifs résidentiels ne sont pas sans risque. L’aléa le plus fréquemment cité est celui de l’évolution du cadre réglementaire, en particulier les changements potentiels des règles d’urbanisme ou les relations contractuelles entre bailleurs et locataires.

Pour lire ce numéro (Accès numérique)

Validez le formulaire ci-dessous

Tarif valable jusqu'au 28/02/2027 sous réserve de variation du taux de TVA.
L'Hebdo Bourse Plus sort un numéro double fin juillet et ne paraît pas en août.

Les paiements sur notre site sont sécurisés et traités par Stripe, un prestataire de paiement en ligne de confiance. Vos informations de paiement sont protégées par des protocoles de sécurité de pointe, garantissant une expérience d'achat sûre et sécurisée. Vos données sont protégées par le chiffrement TLS et la tokenisation. Stripe est certifié conforme aux normes de sécurité PCI DSS.