Pêche : un parlementaire craint des affrontements en mer.

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✍️ Par Propos recueillis par Yannick URRIEN

Grégory Labille, député UDI de la Somme : « On interdit aux pêcheurs français d’aller sur les eaux britanniques, mais on n’interdit pas aux Britanniques de venir vendre leur poisson chez nous. »

Nous évoquons deux sujets très différents cette semaine avec Grégory Labille, député UDI de la Somme : d'une part, la situation de la pêche après le Brexit et, d'autre part, l’école à la maison. Sur le premier point, le parlementaire rappelle que la situation est dramatique « pour ces pêcheurs français, dont la dépendance aux eaux britanniques s’élève à 60 %. Elle l’est tout particulièrement dans ma région, les Hauts-de-France, où plus des deux tiers du poisson transformé chaque année à Boulogne-sur-Mer proviennent du Royaume-Uni. »

Grégory Labille est également l’auteur d’un livre intitulé « Non, Monsieur le Ministre, l’école n’est pas bonne pour tous les enfants : Témoignage d’un enseignant devenu député », à la suite d’une année de mobilisation au sein de l’Assemblée nationale dans laquelle il s’est engagé en faveur de l’instruction dispensée en famille. L’article 21 de la loi confortant les principes de la République promulguée le 24 août soumet désormais ce type d'enseignement à un régime d’autorisation a priori qui restreint la possibilité pour les parents d'y avoir recours. Fort de son expérience de trente ans en tant qu’enseignant et ancien directeur d’école, Grégory Labille a pu constater de l’intérieur les failles de l’éducation nationale et l’inadaptation de certains enfants pour qui l’instruction en famille se révèle une alternative nécessaire.


L’Hebdo-Bourseplus : Le climat devient tendu chez les pêcheurs : quelle est la situation ?

Grégory Labille : Je suis dans le département de la Somme, donc je suis assez loin de Boulogne-sur-Mer, mais je suis un député de la République, c’est un sujet qui m’intéresse et que je suis de près. Il ne faut pas oublier qu’un emploi dans l’eau représente cinq emplois sur terre. Je suis élu d’une région qui souffre beaucoup et j’ai été aussi interpellé par un électeur de ma circonscription sur la situation de nos pêcheurs. Effectivement, la grogne monte chez les pêcheurs. Il y a eu beaucoup d’interpellations au gouvernement sur ce sujet de la part des députés, car on observe que les engagements qui ont été pris lors du Brexit ne sont pas respectés aujourd’hui. Même si plus de 900 licences ont été obtenues par les pêcheurs, il manque encore 150 autorisations qui n’ont pas été transmises à ce jour, pour différentes raisons. C'est ce qu’a tenté d’expliquer la ministre de la Mer, Annick Girardin, mais il y a quand même 150 pêcheurs qui n’ont toujours pas leur licence.


Mais c’est une question d’heures pour certaines familles…

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