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Rendement : Notre sélection pour les dividendes 2022 à 2024.
LE DOSSIER DE LA SEMAINE
✍️ Par Nicolas MIGUET
Nous poursuivons cette semaine nos études traditionnelles sur les sociétés, sur le décryptage des comptes et sur leurs perspectives, sur les pays, sur les secteurs et les grands sujets, conseils à l’appui. Le 19 novembre 2021 (numéro 1.113) : “Equans : le dernier défi de Martin Bouygues”. Bonne lecture !!!
Au risque d’énerver certains, qui m’ont reproché d’être trop court lors des précédentes études sur l’héritage et les successions, et qui m’ont reproché cette année d’avoir été trop complet, avec huit épisodes, dans la nouvelle sélection, il y aura quelques nouveautés, et quelques constances. La loi du genre, ce n’est pas obligatoirement le bouleversement d’une année sur l’autre. Même si les cours ont repris de l’altitude, les deux grosses foncières spécialisées dans l’immobilier commercial que sont Carmila (dans la mouvance du groupe Carrefour) et Mercialys (dans la mouvance du groupe Casino), restent de loin les valeurs qui offrent le rendement le plus élevé, avec quinze fois mieux que le Livret A chacune !
Mercialys vaut 6,61 euros environ, Carmila 14 euros environ, les dividendes sont tout simplement la remontée pour les actionnaires, de par la loi, des bénéfices tirés des loyers qui sont encaissés. Pour ce qui concerne l’exercice 2021, malgré une longue période de fermeture pour ce qui fut appelé « commerces non-essentiels », on peut néanmoins constater que la situation s’est améliorée, le taux de vacance (locaux vides) ayant tendance à reculer fortement, tout particulièrement au début de cet automne.
Orange : à l’affut de distributions extraordinaires.
Dans les valeurs de rendement, on peut bien sûr continuer à insérer le dossier Orange, l’opérateur téléphonique pourrait augmenter son dividende dans les années à venir en cédant tout ou partie de son activité immobilière (tours avec les antennes dessus), qui vient d’être filialisée. La filialisation crée une situation nouvelle, même si, pour le moment, Orange dispose de 100 % de sa filiale. Plusieurs opérateurs s’intéressent à ce genre d’actif, s’il y a arrivée d’investisseurs institutionnels ou cession de la filiale, il est vraisemblable qu’Orange fera remonter l’argent obtenu à ses actionnaires, qui sont très gourmands et qui le demandent. Il est possible et envisageable également que la société, qui a vendu 49 % du capital de son infrastructure fibre en zone diffuse, récupérant presque 1,5 milliard d’euros, sera également en mesure, si le marché est favorable, d’introduire en Bourse son activité africaine, beaucoup plus dynamique que l’activité dans les pays développés. Le patron d’Orange appelle à une sortie de la cote, mais une telle décision ne peut lui appartenir. Ses rivaux ne sont pas cotés. Il advient de sortir de la cote juste après Altice Europe (SFR…). Bouygues Telecom n’a jamais été une société cotée.
Les banques offrent de piètres rendements sur leurs placements, mais de copieux dividendes.