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L’immobilier haut de gamme a le vent en poupe.
LA VIE DE L’IMMOBILIER
✍️ Par Propos recueillis par Yannick URRIEN
Richard Tzipine, directeur général de Barnes : « Pour les appartements qui ont un défaut, on observe une baisse qui va jusqu’à 20 %. »
Selon la dernière étude de Barnes, « l’année 2021 devrait être un bon millésime pour l’immobilier de prestige. Les familles aisées ont profité d’un accès facilité au crédit et on note, depuis quelques mois, le retour des clients étrangers et des expatriés de haut niveau (sportifs, entrepreneurs de la high-tech…). Preuve de ce regain d’activité, en 2021, le volume de transactions réalisé par Barnes a augmenté de 70 % par rapport à 2020 et de 40 % par rapport à 2019, signe d’une activité très dynamique. »
Conséquence des confinements successifs, beaucoup d‘habitants de villes comme Paris, Bordeaux, Lyon, Marseille, ou Toulouse, cherchent à s’installer en périphérie : « Ainsi, les jeunes familles parisiennes prospectent de plus en plus dans les Hauts-de-Seine à Asnières, Colombes, Courbevoie… Elles y trouvent des maisons de qualité autour de 2 M€. A Asnières, par exemple, dans le quartier du château, un hôtel particulier du XIXe siècle est proposé à 2,29 M€. Dans les grandes agglomérations s’installe un marché à deux vitesses avec une prime aux biens qualitatifs et sans défaut dont les prix restent stables. Les autres - trop grands, trop sombres, sans vue, ou situés au rez-de-chaussée - accusent une décote de 10 à 15 % par rapport à 2019. »
Notons aussi que « la campagne, en perte de vitesse jusqu’en 2017-2018, retrouve aujourd’hui un attrait pour ceux qui souhaitent quitter la ville. C’est le cas d’une clientèle fortunée en quête de châteaux et de propriétés de caractère. Soucieuse du patrimoine, elle investit – et s’investit – dans d’importants travaux de rénovation qui peuvent atteindre 1 voire 2 M€. Fortes de leur qualité de vie, d’un accès facile depuis la capitale, de la présence d’aéroports internationaux (Marseille, Nantes, Nice, Toulon…) et des possibilités de vie à l’année (écoles internationales, etc.), les stations balnéaires connaissent un marché immobilier très dynamique. Celles de la côte Atlantique (Bassin d’Arcachon, Pays Basque), de Normandie (Deauville) et de Bretagne (Dinard, Saint-Malo) ont, en un an, vu leurs stocks divisés par trois et leurs prix augmenter de 15 à 20 % en moyenne. »
Enfin, la montagne a su se réinventer pour se relancer : « Avec le phénomène de résidence semi-principale, les propriétaires ne profitent plus de leurs biens seulement pour les vacances, ils achètent pour venir en famille, entre amis, ou encore pour travailler, dans des stations proches de Genève, ou de Lyon. L’année dernière, ces stations prestigieuses ont dû se renouveler et proposer de nouvelles activités afin de pallier les fermetures des pistes de ski. Résultat : le développement de nouvelles activités, aussi bien en hiver, qu’en été, a permis au marché immobilier alpin haut de gamme de trouver une nouvelle clientèle à l’année. » Richard Tzipine, directeur général de Barnes, répond aux questions de L’Hebdo-Bourseplus.
L’Hebdo-Bourseplus : Qu’est-ce que le haut de gamme pour Barnes ?