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Les principaux enseignements de l’étude de Laforêt Immobilier.
IMMOBILIER
✍️ Par Nicolas MIGUET
Selon Laforêt Immobilier, sur les 9 premiers mois de l’année 2021, la demande progresse de 18 % au niveau national : « Si cette augmentation est à relativiser au regard d’une année 2020 chaotique, elle confirme pourtant l’appétence bien réelle des Français pour la pierre. Les investisseurs, qu’ils soient aguerris ou néophytes, profitent pleinement de taux d’intérêt autour de 1 % sur 20 ans. Les Français restent très actifs et recherchent cette valeur refuge qui semble hermétique à la crise. La demande pour les maisons progresse fortement (+ 18 % au national) par rapport aux appartements (+ 10 %), traduisant l’envie des Français de gagner en surface et de disposer d’un extérieur. »
Contrairement aux idées reçues, « Paris renoue avec la croissance après une année 2020 plutôt calme, avec une demande en hausse de 12 %. L’Île-de-France confirme quant à elle son dynamisme (+ 13 %), notamment la seconde couronne où l’offre de maisons est encore abondante. Dans les régions, on observe un phénomène similaire : les acquéreurs s’éloignent des grandes métropoles pour rejoindre la périphérie, où ils vont chercher de l’espace, de la verdure et du calme. » Sur le plan national, l’offre de biens disponibles à la vente régresse de 18 %. Une tendance qui s’explique par deux phénomènes concomitants : d’un côté, des primo-accédants qui n’ont pas de logements à mettre sur le marché ; de l’autre côté, des propriétaires de maisons ou d’appartements avec terrasse ou jardin, qui hésitent finalement à quitter une situation déjà confortable.
En ce qui concerne Paris, « l’offre semble se reconstituer progressivement (+ 24 %), mais cette hausse ne représente en réalité que quelques biens supplémentaires par agence. Cette évolution est notamment due à la remise sur le marché de meublés touristiques dans les grandes métropoles, où les touristes peinent encore à revenir. » La capitale retrouve des couleurs, avec une activité positive par rapport à l’an dernier (+ 27 %), notamment sur les 3 derniers mois. La progression du volume de ventes en Île-de-France est en ligne avec la dynamique nationale (+ 23 %), tandis que les régions sont elles aussi très actives (+ 22 %). Partout, les rotations sont néanmoins freinées par un stock de biens appauvri.
Accalmie sur les prix.
D’une manière globale, les prix au mètre carré enregistrent une légère accalmie, mais continuent toutefois de progresser avec + 4,9 % au national, à 3 345 €/m2. Si l’euphorie du premier semestre s’est un peu estompée au cours de l’été, l’effet de rareté soutient la hausse avec des maisons qui en portent l’essentiel (+ 7,1 % vs + 4,3 % pour les appartements). En région, les prix s’emballent : la hausse globale est de 7,3 % (à 2 398 €/m2), voire de 8,3 % pour les maisons ! Cette évolution est liée à l’arrivée de citadins au pouvoir d’achat élevé qui n’hésitent pas à acheter au prix fort le bien auquel ils aspirent. À Paris, la baisse constatée l’an dernier s’amortit (- 0,8 % à 10 430 €/m2). Une situation qui s’explique notamment par un marché parisien toujours privé de sa clientèle internationale.
En Île-de-France, on constate l’inverse de ce qui se passe en région. Si les prix progressent de 4,3 % en moyenne (à 4 543 €/m2), cette hausse concerne davantage les appartements (+ 4,6 %) que les maisons (+ 3,8 %). Enfin, les délais de vente, c’est-à-dire le temps entre la mise en vente et la vente effective du bien, régressent de 2 semaines au national (14 jours), passant sous la barre des 80 jours, à 78 jours. Les acheteurs sont conscients que le secteur immobilier échappe à la crise et se décident vite. Et c’est encore une fois en région que la tendance est la plus marquée, avec une chute de 18 jours par rapport aux 9 premiers mois de 2020, et même de 22 jours par rapport à la même période en 2019, passant à 81 jours. Les projets, quels qu’ils soient (investissement locatif, résidence semi-principale ou principale, etc.), sont au rendez-vous.