Démolition - Un bilan sans concession sur l’état de la France.
LITTÉRATURE
C’est un livre choc que vient de publier Bernard Gantois, polytechnicien et ingénieur civil des Ponts et Chaussées. Il y dresse, secteur par secteur, un constat alarmant du déclin de la France. S'agit-il d'un long processus de déclin, comme dans toute vie ou civilisation, ou est-ce volontaire ? Il est convaincu que c’est volontaire : « Tout cela ne serait pas arrivé par hasard, s’il n’y avait pas depuis plus de deux siècles une idée mondialiste sur notre planète qui vise la fin des Nations et l'unification du monde sous un gouvernement unique. Les Nations sont plus ou moins rétives à cette stratégie globale, dont les pôles sont New York, Wall Street, la fondation Rockfeller et l’immeuble de l’ONU. Dans cette vision, la France est la cible extrêmement privilégiée des attaques depuis longtemps, parce que la France a été créée sur un esprit philosophique et religieux qui est totalement contraire à cette vision mondialiste. Ce n’est pas tout à fait par hasard que la France a été nommée, il y a bien longtemps, la fille aînée de l’Église.
Et l’Église est strictement opposée à la vision mondialiste du monde, car il ne faut pas oublier que le Christ a demandé à ses apôtres d’aller convertir les Nations et non la planète. La France est la cible privilégiée de l’action des mondialistes et l’attaque contre elle ne remonte pas seulement aux années 70, mais sous la Révolution. Il faut se souvenir que l’un des ténors de la révolution, Anacharsis Cloots, auteur de « La République universelle du Genre Humain », écrivait déjà, en janvier 1793, avant de se faire raccourcir, que le monde devait être uni pour éliminer les guerres. Il y a eu d’autres avatars mondialistes ensuite. Depuis que l’idée mondialiste fait surface, c’est-à-dire depuis la Révolution française, la France est une cible et il suffit de voir avec quel entrain les révolutionnaires de tout poil se sont mis en route pour dézinguer le Deuxième empire et comment la République assise sur ces bases a fait ce qu’il fallait pour démolir l'Église à la fin du 19e siècle. Tout cela continue avec les scandales divers et variés que l’on trouve dans l'Église, alors qu’il y a les mêmes ailleurs. »
La propagande mondialiste s’est-elle accélérée depuis la crise sanitaire ? Bernard Gantois n’entend pas rejeter toute la responsabilité sur Emmanuel Macron : « J’ai écrit ce livre alors que je ne suis pas un adorateur évident de Monsieur Macron, mais j’ai trouvé injuste qu’on lui colle tout sur le dos. J’ai voulu montrer que la démolition du pays dans l’intérêt du mondialisme a commencé dans les années 70. Je pense que les années 70 représentent le village mondialiste de la planète. L’obsession majeure des mondialistes et des gens qui veulent gouverner le monde, c’est qu’ils n’y arriveront pas s’il y a 7 ou 10 milliards d’habitants. Donc, l’obsession majeure des mondialistes, depuis la Deuxième Guerre mondiale, c’est de réduire la population. Il suffit de voir le premier commandement des Georgia Guidestones qui dit que la planète ne doit pas dépasser les 500 millions d’habitants. Avec cette obsession de la réduction de la population mondiale, certains se sont dit qu’une guerre atomique nettoierait le problème. Mais en 1956, quand Staline a fait exploser sa première bombe H, la guerre atomique devenait impossible. On s’est aperçu que l’on ne trouverait jamais quelqu’un qui ait la conscience d’appuyer sur le bouton. La guerre atomique étant devenue impossible, il fallait trouver autre chose, à savoir la combinaison de la médecine de Rockfeller et la bouffe de McDonald’s. Mais, pour que ces produits toxiques marchent bien, il faut les diffuser sur toute la planète, donc il faut éliminer les Nations. On a effectivement commencé l’installation de tous les organismes qui visent à la destruction des Nations et, comme par hasard, l’Union européenne était toute jeune en 1970 et le Club de Rome disait déjà qu’il y avait trop de monde sur Terre. Ce mondialisme est piloté par les banquiers et l’ONU. Alors, on commence par réduire la population par des moyens chimiques, et la crise de la Covid est un moyen supplémentaire de réduire la population. Je n’ai aucune compétence pour parler du vaccin, mais je pense quand même que ceux qui s’interrogent ne sont pas tous des crétins que l’on a virés de l’école maternelle. En tout cas, cette crise va permettre d’établir un contrôle numérique tel que la dictature sera à peu près établie et, quand les vaches seront bien gardées dans l’étable, il sera facile d’en diminuer le nombre. »
L’auteur cite différents domaines où la démolition se fait sentir et il commence par l’enseignement : « Je suis un technocrate. Mes parents étaient enseignants. J’étais relativement conscient de ce qui se passait à l’école quand on a installé la méthode globale, parce que j’avais quand même l’âge de comprendre les choses. Mes parents étaient effondrés, ils savaient que c’était la destruction de l’intelligence du cerveau gauche et ma mère n’a jamais appliqué la méthode globale, malgré les instructions et les remontrances. Elle voulait avoir la conscience tranquille. La méthode globale, c’est la destruction du cerveau gauche. Il y a eu un prix Nobel dans les années 80 qui a parfaitement expliqué que la destruction du cerveau gauche par la méthode globale engendrerait de gros drames et c’est pour cette raison que Jean-Paul Brighelli a écrit « La Fabrique du crétin ». Aujourd’hui, nous avons des gens qui fonctionnent uniquement par le cerveau droit, c’est-à-dire le cerveau du sentiment. Ce sont des gens qui sont totalement pilotés par la télévision qui prend le relais de l’abrutissement qui est provoqué par l’Éducation nationale en phase 1 et que la télévision accentue en phase 2. Nous avons un peuple de gens qui ne réfléchissent plus, mais ce n’est pas de leur faute, puisqu’on leur a détruit le cerveau gauche. »
Mais il y a aussi l’industrie : « Dans les années 80, on a inventé le concept de l’entreprise sans usines : le fabless, Serge Tchuruk, par exemple, s’est illustré en liquidant les usines de son groupe, en décidant de garder les tâches nobles. Résultat, les Chinois et les autres qui ont pris les usines se sont mis à fabriquer. Quand on fabrique, on comprend ce qui se passe et, quand on comprend ce qui se passe, on fait l’ingénierie. Maintenant, on n’a plus rien. Cette théorie du fabless a été une catastrophe majeure. Par ailleurs, il y a une deuxième catastrophe industrielle majeure. Elle a eu lieu le 28 février 1997, lorsque le Conseil d’État a annulé un décret de 1994 de remise en marche de Superphénix, qui était un réacteur nucléaire à neutrons rapides que les écolos voulaient absolument tuer, parce que ce réacteur consommait les déchets nucléaires en produisant de l’énergie. Moyennant quoi, Monsieur Jospin a bousillé Superphénix en 1997. Mais il faut savoir qu’il y a aujourd’hui plusieurs réacteurs à neutrons rapides en Chine, en Russie et aux États-Unis. Ces pays n’ont aucun problème de déchets nucléaires, parce qu’ils ont été moins idiots que Monsieur Jospin et que Madame Voynet. C’est le vrai crime industriel qu’il y a eu en France à cause des écologistes. Maintenant, le prix de l’énergie augmente de façon vertigineuse en France et ce n’est pas fini. À cause des éoliennes, l’année dernière en Espagne, le prix de l’électricité a augmenté de 30 % en un an et je pense que c’est ce qui nous attend en France. »
Il évoque aussi la crise sanitaire et la destruction de la médecine : « La destruction de la médecine, c’est un mouvement de fond. La crise sanitaire, c’est un mouvement tactique. La crise du Covid sert à introduire dans l’esprit des gens la domination par la peur et la notion du caractère indispensable du contrôle. C’est l’histoire des cas contacts : quand vous avez rencontré à moins de deux mètres quelqu’un qui est supposé être positif, vous devez être enfermé chez vous... C’est une plaisanterie qui fera rire tous les historiens. C'est une vaste blague. Le seul but est de faire entrer dans l’esprit des gens la notion qu’un contrôle étroit est indispensable pour les sauver de la peur qu’ils ont d’être contaminés. » Pourtant, une grande majorité de Français sont favorables au pass sanitaire dans les sondages mais Bernard Gantois ne partage pas cette opinion : « Dans ma province, en Bretagne, je rencontre beaucoup d’amis et d’artisans, et je rencontre beaucoup de gens qui ont eu des tas d’ennuis après s’être fait vacciner de force. Ils ne sont pas morts, mais je connais un artisan de 50 ans, plutôt musclé, qui a passé huit jours au tapis après sa deuxième dose. Cet homme a pris le pass sanitaire de force, parce qu’il ne pouvait plus travailler. »
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