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La société française spécialisée dans les véhicules autonomes lève 1,6 million.
LA NOUVELLE ÉCONOMIE INTERVIEW
✍️ Par Propos recueillis par Yannick URRIEN
Patrick Dehlinger, directeur général de WYCA Robotics : « Notre métier est de baisser les coûts de revient et de simplifier l’accès à ces technologies aux spécialistes. »
Créé en 2015, WYCA Robotics conçoit des véhicules indoor capables de se déplacer en pleine autonomie et en toute sécurité dans des environnements complexes où circulent des personnes ou d’autres véhicules, tels que les ateliers industriels, les entrepôts ou les grandes surfaces. La technologie de WYCA Robotics repose sur de l’intelligence artificielle, avec des informations remontées par des capteurs placés sur les véhicules, et elle confère une fiabilité inégalée sur le marché en termes de positionnement, de choix de trajectoire et de sécurité. Les véhicules conçus par WYCA Robotics sont génériques, simples d’utilisation et permettent d’adresser, au travers de partenariats avec des intégrateurs, une multitude de cas d’usages allant de la navette en magasin, du déplacement de charges dans l’industrie, de l’inventaire en entrepôt, du déplacement de bras robotisés, de la téléprésence, jusqu’à la télémaintenance et l’accueil du public. De plus, les véhicules sont fabriqués en France. L’entreprise vient de lever 1,6 million.
L’Hebdo-Bourseplus : Vous avez développé des véhicules autonomes qui peuvent circuler dans des entrepôts grâce à de multiples capteurs. Est-ce un résumé de votre technologie ?
Patrick Dehlinger : On trouve dans les entrepôts des véhicules intelligents et ce sont des offres très verticales, notamment dans l’industrie et dans la logistique. Donc, c’est très adapté à l’environnement. Nous avons réalisé un véhicule autonome indoor de niveau 5, exactement comme une voiture qui peut rouler sans intervention humaine, qui peut circuler dans n’importe quel environnement indoor sans avoir besoin d’être connecté. Il y a deux parties. D’abord, la partie véhicule qui va s’occuper de transporter une charge utile, un peu comme Ariane et les satellites. Nous faisons Ariane et il y a ensuite des personnes très spécialisées, dans chaque industrie, qui vont faire une adaptation en fonction du métier concerné. Le véhicule peut ainsi fonctionner dans un très grand espace, mais aussi dans un milieu dense et collaboratif, comme dans un magasin un mercredi après-midi avec des enfants qui circulent à côté...
Vous parlez bien d’un véhicule et non d’un robot. Cela signifie-t-il qu’il faut faire appel à un autre prestataire pour installer un robot ?
Le robot mobile est constitué de deux parties, un peu comme une voiture, avec la carrosserie et le châssis. Le robot va avoir besoin qu’on lui fixe une mission : cela peut être de faire un inventaire dans un centre logistique, d’amener une pièce fabriquée d’un endroit à un autre, mais aussi de ramener un invendu dans un rayon de supermarché, afin qu’un humain prenne l’article pour le remettre dans le rayon. Les usages sont très différents, puisque cela couvre aussi la désinfection. On peut amener des kits chirurgicaux dans des salles de médecine. Tous ces usages mobiles peuvent être différents et le véhicule apporte la couche de mobilité pour simplifier la tâche des intégrateurs.
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