Héritage, succession, donation… C’est avant qu’il convient de s’organiser.

LE DOSSIER DE LA SEMAINE

✍️ Par Nicolas MIGUET

Nous poursuivons cette semaine nos études traditionnelles sur les sociétés, sur le décryptage des comptes et sur leurs perspectives, sur les pays, sur les secteurs et les grands sujets, conseils à l’appui. Le 24 septembre 2021 (numéro 1.105) : “Héritage et succession : optimiser de son vivant (2).”. Bonne lecture !!!

Chaque année, des lecteurs peuvent se dire « encore une étude sur l’héritage et les successions, Nicolas Miguet n’est pas très original ! ». C’est peut-être vrai, on appelle cela dans la presse un « marronnier », car c’est un sujet qui revient avec régularité, tout autant que les impôts que l’on a à payer. Mais ce sujet change, et vous le savez bien, et il va changer encore.

En effet, dans un pays surendetté, avec pour autant une épargne dans l’assurance-vie qui est en train doucement de s’approcher de 2.000 milliards d’euros, avec un patrimoine immobilier global qui a pris de la valeur du fait de l’augmentation très forte des prix au mètre carré dans les grandes agglomérations…, la tentation des démagogues qui nous gouvernent si mal va être, à partir de 2022, de taxer encore davantage le patrimoine au moment où cela fait le moins mal c’est-à-dire lors de la succession. Il faut rappeler que seul un tiers des successions sont imposables, et que, par le jeu des différents abattements, 85 % des successions ne donnent pas lieu à des paiements de droit. Les Français sont favorables à l’imposition des successions car tout simplement ils ne sont pas concernés, ou presque.


Vers une aggravation des droits à payer en 2022 ?


Nous sommes un peuple de cigales, qui adorent aller chercher dans les réserves des fourmis. C’est vrai pendant la construction du patrimoine, au fur et à mesure des différentes impositions des sociétés (les TPE et PME sont surimposées par rapport aux très grandes entreprises), et des particuliers. Pour celles et ceux qui ont eu le bonheur de pouvoir épargner un peu, et de placer de façon judicieuse cette épargne, le coup de matraque est à la sortie de la vie. Ce coup de matraque n’est pas obligatoire, car il est possible de favoriser ses proches ou des œuvres qui vous sont chères, en toute légalité. C’est pour cela que, avant que les règles ne changent de nouveau, je remets sous vos yeux un certain nombre de principes et de conseils. Il faut savoir que la situation se complexifie au fur et à mesure des décennies. En dix ans, on est passé de 23 à 25 % de mères ou de pères célibataires, un seul adulte avec des enfants à charge. 66 % des foyers sont encore constitués de ce que l’on appelle la famille traditionnelle, mais ensuite, il ne faut ni oublier les familles homoparentales ni les familles récompensées, parfois très nombreuses et mal-logées du fait de l’agglomération des enfants venus des deux époux, sans oublier les nouveaux enfants qu’ils auront pu faire en commun. Avec la prolongation de la vie, la coexistence sur cette bonne vieille Terre de trois ou de quatre générations n’est plus du tout une exception.


Vie plus longue, moeurs qui changent.

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