Immobilier : gare aux remontées de taux.

LE DOSSIER DE LA SEMAINE

✍️ Par Nicolas MIGUET

Nous poursuivons cette semaine nos études traditionnelles sur les sociétés, sur le décryptage des comptes et sur leurs perspectives, sur les pays, sur les secteurs et les grands sujets, conseils à l’appui. Le 17 septembre 2021 (numéro 1.103) : “Héritage et succession : optimiser de son vivant.”. Bonne lecture !!!

Dans la vie courante, il y a parfois, et c’est fort désagréable, des remontées gastriques, très acides. Dans le monde de l’immobilier, ce qui fait mal à la gorge, ce sont les remontées de taux d’intérêt ! Après la longue période du sirop des taux bas, le choc sera rude. Même si, dans les discours officiels, on nous dit toujours que les taux d’intérêt vont rester faibles ou nuls pendant très longtemps, il faut que les opérateurs se méfient des différentes inflexions de langage, des discours qui sont parfois différents d’un membre du conseil de la Banque centrale européenne (BCE) à l’autre, ou d’un gouverneur d’une Banque centrale du fin fond des Etats-Unis. L’Economie nord-américaine va bien, et, pour certains membres du conseil d’orientation monétaire de la Réserve fédérale (Fed, Banque centrale américaine), l’heure n’est plus à déverser autant de dollars sur les marchés, à peine de faire effondrer le dollar, qui connaît une certaine défiance, notamment avec la propagation progressive des monnaies virtuelles, style Bitcoin.


Inflation sous contrôle, jusqu’à quand ?


Bien sûr, si l’on fait abstraction de la remontée des cours des matières premières à leur niveau précédant la crise, l’inflation en rythme annuel est actuellement toujours assez modérée, c’est vrai en Amérique du Nord comme c’est vrai en Europe. En Europe, le taux récurrent d’inflation est de l’ordre de 1, 5 à 2 %, ce qui est proche de l’objectif de hausse des prix qui avait été assigné par le conseil de la BCE. En Amérique du Nord, il y a une pointe un peu supérieure, et le plein-emploi, ce qui n’est pas le cas en Europe, amène une réflexion sur la spirale prix-salaire, les entreprises nord-américaines sont obligées d’augmenter les salaires pour pouvoir récupérer de la main-d’œuvre, avec un taux d’emploi de la population qui commence à devenir tendu.

Ce n’est pas du tout le cas en Europe, même dans les pays comme l’Allemagne, tout simplement parce que l’Europe a accueilli récemment plusieurs millions d’immigrés, ce qui pèse sur le marché du travail, en France comme en Italie et en Espagne notamment. Dans le discours officiel des différents « analystes » et « économistes » qui sont invités sur les plateaux des chaînes de télévision de propagande, on vous dit que les taux d’intérêt sont au plancher et qu’ils ne sont pas prêts de remonter. On vous dit également que les feux clignotent au vert pour les ménages qui souhaitent souscrire à un crédit immobilier… On oublie de dire que les prix sont également très élevés, à des sommets, et que, en un quart de siècle, avec le même budget rapporté au nombre d’années de revenus, la surface disponible pour un ménage a été diminuée de moitié au pire, d’un tiers au mieux, lorsque l’on veut s’installer à Paris ou en banlieue proche.


Les banques commencent à être regardantes.

Pour lire ce numéro (Accès numérique)

Validez le formulaire ci-dessous

Tarif valable jusqu'au 28/02/2027 sous réserve de variation du taux de TVA.
L'Hebdo Bourse Plus sort un numéro double fin juillet et ne paraît pas en août.

Les paiements sur notre site sont sécurisés et traités par Stripe, un prestataire de paiement en ligne de confiance. Vos informations de paiement sont protégées par des protocoles de sécurité de pointe, garantissant une expérience d'achat sûre et sécurisée. Vos données sont protégées par le chiffrement TLS et la tokenisation. Stripe est certifié conforme aux normes de sécurité PCI DSS.