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La ruée vers l’Ouest relève davantage du mythe que de la réalité…
LA VIE DE L’IMMOBILIER
✍️ Par Propos recueillis par Yannick URRIEN
Olivier Arens, président du Conseil Régional des Notaires de Bretagne : « Le développement de la fibre va changer complètement le rapport au lieu de travail. »
Depuis plusieurs mois, les notaires, comme l’ensemble des professionnels, constatent un emballement inédit du marché immobilier breton. La pénurie d’offres s’accentue. Après le premier confinement, les inquiétudes des professionnels de l’immobilier sur la tenue du marché ont vite été dissipées. En effet, dès l’été 2020, l’activité a fortement rebondi. Avec la crise de la COVID et les périodes de confinement, la problématique du « bien vivre chez soi » est à présent centrale et la pierre est redevenue la valeur refuge privilégiée par les investisseurs.
La Bretagne offre à ses résidents une grande variété de biens (villa, longère, maison en lotissement ou appartement), de situations (proximité de la mer, cœur de ville, de bourg ou pleine campagne) à des prix très différents, qui permettent au plus grand nombre d’accéder à la propriété. À ce titre, la région se situe au premier rang des régions propriétaires. Ainsi, 66,3 % des ménages bretons sont propriétaires, contre 57,4 % au niveau national. Maître Olivier Arens, président du Conseil Régional des Notaires de Bretagne, fait le point sur la situation dans sa région pour les lecteurs de L’Hebdo-Bourseplus.
L’Hebdo-Bourseplus : Depuis le premier confinement, on a beaucoup parlé de l’engouement des citadins pour la Bretagne, notamment de la part des Franciliens : cela s’est-il traduit dans vos chiffres ?
Olivier Arens : Je vais sans doute casser un mythe ou une impression générale faussement répandue : à l’analyse des chiffres, les Franciliens représentent toujours une part significative des acquéreurs, en secteur côtier notamment, entre 15 et 25 %, mais ils ne représentent pas plus en pourcentage qu’avant la crise sanitaire. Donc, on ne peut pas parler d’un effet Covid à ce niveau. En revanche, les bassins ruraux sont les grands gagnants, parce que l’on observe une augmentation de 4 % des acquéreurs franciliens par rapport à la situation que nous connaissions avant la crise sanitaire.
On ne peut donc pas parler d’un raz-de-marée des Franciliens vers la Bretagne…
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