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PAP observe une très forte progression de la demande de résidences secondaires.
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✍️ Par Nicolas MIGUET
La crise sanitaire a fait évoluer le marché de la résidence secondaire, selon PAP, et chez, les candidats à l’achat, 49,4 % souhaitent acheter une résidence secondaire pour y passer leurs vacances et les week-ends, et 30,9 % désirent y vivre plusieurs jours par semaine grâce au télétravail. Ce nouvel usage dope les recherches en Île-de-France qui progressent de 45,9 % et devient la deuxième région la plus recherchée derrière PACA. Si 30,5 % des prospects de résidences secondaires déclarent que la crise sanitaire a ralenti leur projet, cela ne les a pour autant pas stoppés, au contraire. Ainsi, on compte +8,2 % de recherches de résidences secondaires du 1er janvier au 14 mai 2021 par rapport à la même période de 2019 à l’échelle nationale. La Provence-Alpes-Côte-d’Azur est la destination choisie par 28 % des acheteurs de résidences secondaires, en particulier le Var et les Alpes-Maritimes. Climat ensoleillé, proximité de la mer, les atouts de la région sont nombreux, et ne faiblissent pas : les recherches de résidences secondaires dans la région progressent de 26,9 % par rapport à l’année précédente. Les autres régions du Sud sont également largement représentées dans les recherches de résidences secondaires : l’Occitanie compte pour 9,3 % des recherches et la Nouvelle-Aquitaine 7,1 % des recherches, mais leur tendance est en revanche à la baisse.
Progression de l’Île-de-France.
L’Île-de-France progresse, car certains veulent pouvoir profiter de leur résidence secondaire le plus souvent possible, et pour cela, il faut qu’elle soit proche de leur résidence principale. C’est ainsi que l’Île-de-France représente désormais 16,6 % des recherches de résidences secondaires, en progression de 45,9 %. Les départements limitrophes de l’Île-de-France représentent 11,8 % des recherches, en progression de 44,5 %, avec en particulier l’Eure, l’Eure-et-Loir, l’Yonne et l’Oise. La Normandie comptabilise 12 % des recherches de résidences secondaires, et progresse de 3,8 %.
Une résidence secondaire à moins de 200 km.
Qui peut se permettre de passer autant de temps dans sa résidence secondaire ? Les inactifs, évidemment, qui représentent 52,5 % des candidats, mais aussi les télétravailleurs à 31,2 %. Cet usage intensif de la résidence secondaire, qu’on pourrait qualifier de « bi-résidence principale », a un impact à plusieurs niveaux sur le projet des acheteurs. Tout d’abord, ceux qui achètent une résidence secondaire essentiellement pour leurs vacances sont 80,1 % à rechercher à plus de 200 km de leur résidence principale.
A contrario, ceux qui souhaitent une « bi-résidence principale » recherchent plus près : 43,5 % désirent une résidence secondaire à moins de 200 km de leur résidence principale. Ce qui peut expliquer la progression de l’Île-de-France et du Bassin parisien dans les recherches de résidences secondaires. Ensuite, le sort de la résidence principale est également dépendant du projet envisagé : 92,4 % de ceux qui cherchent avant tout un lieu pour y passer leurs vacances n’ont pas pour projet de changer de domicile. Cette proportion tombe à 85,5 % chez les candidats souhaitant se rendre plusieurs jours par semaine dans leur résidence secondaire. Le solde (14,5 %) envisageant de revendre sa résidence principale pour en acheter une plus petite.