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La FNAIM publie son étude sur le logement en France et en Europe.
IMMOBILIER
✍️ Par Nicolas MIGUET
Le Laboratoire économique du logement (LABEL), cellule économique de la FNAIM, publie sa note de conjoncture et son baromètre annuel du logement. Nous retenons quelques extraits importants de cette étude. D’abord, selon les chiffres recensés par le label FNAIM, au 1er janvier 2020, le parc de logements français compte 36,1 millions de logements. Ces données permettent également une radiographique plus précise du parc immobilier, ainsi 82 % de ces logements sont utilisés comme résidences principales, 10 % comme résidences secondaires et 8 % sont vacants.
La part des logements vacants dans le parc est en hausse continue depuis plus de 10 ans (passant de 7,1 % en 2010 à 8,3 % en 2020), notamment dans certaines villes moyennes, mais cette part augmente un peu moins vite depuis quelques années. En 2020, notamment du fait de la crise sanitaire, le nombre de transactions dans l’ancien a baissé de 4 % pour atteindre 1 024 000 sur l’ensemble de l’année (contre 1 075 000 ventes sur 12 mois en 2019). Ce chiffre reste toutefois supérieur à ceux de 2017 et de 2018. En outre, ces chiffres s’inscrivaient dans un mouvement de hausse ininterrompue depuis cinq ans. Le marché de l’ancien a donc dans l’ensemble très bien résisté.
L’évolution géographique des ventes montre une inflexion et une amorce de rééquilibrage territorial : les ventes de logements baissent davantage que la moyenne nationale dans les grandes villes, qui étaient jusque-là plus dynamiques. Alors que l’Assemblée nationale vient de voter l’interdiction de la mise en location des logements dits "passoires thermiques" en 2028, il est intéressant de constater que ce sont près de 4,8 millions de logements (soit près de 17 % des résidences principales) qui seraient très énergivores (étiquettes F et G du DPE) et seront donc interdits à la location s’ils ne sont pas rénovés. Aujourd’hui, près d’1,7 million de logements du parc locatif privé sont énergivores (soit 23 % des logements de ce parc).
Une baisse de 18 % à Paris.
Notons un fait majeur : la baisse d’attractivité de Paris. Ce moindre dynamisme des grandes villes s’observe également en Île-de-France et en particulier à Paris, où les ventes ont baissé de 18 % par rapport à fin 2019. Ce rééquilibrage semble également toucher les prix. L’impact de la crise est à ce jour en effet très mesuré sur les prix. Ceux-ci ont poursuivi leur hausse en 2020 (+4 % en France par rapport à 2019). Le marché immobilier est davantage touché dans les grandes villes. Le marché se rééquilibre et les villes moyennes et la périphérie des grandes villes sont pour le moment les gagnantes de la crise.
De fortes disparités entre les parcs de logements européens.
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