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Les marges de négociation des prix à Paris, Marseille, Lyon, Bordeaux et Nantes.
IMMOBILIER
✍️ Par Nicolas MIGUET
Yanport, expert de la data du marché immobilier résidentiel, publie une étude sur les marges de négociation des prix immobiliers dans cinq grandes villes françaises (Paris, Marseille, Lyon, Bordeaux et Nantes) entre début 2019 et mi-2020. Cette étude menée par l'équipe de R&D de Yanport s'appuie sur des méthodes de machine learning avancées pour combiner sur les données d'annonces immobilières et des demandes de valeur foncière (DVF). Les résultats font ressortir de fortes disparités selon les quartiers pour chacune des villes étudiées, avec des marges de négociation en moyenne beaucoup plus faibles dans les centres-villes qu'au sein des zones périphériques.
Du côté de Bordeaux, les marges de négociation sont assez modérées dans l'ensemble, se situant autour de 2-3%. Il y a néanmoins des disparités importantes entre quartiers. Si l'hyper-centre affiche des marges moyennes en dessous de 2%, certaines zones, situées plutôt en périphérie, donnent plus de latitude aux acheteurs avec des marges au-delà de 6%. C'est le cas notamment des quartiers du Lac-Bacalan et autour de la gare Saint-Jean.
A Lyon, des opportunités de négociation dans le 5e, 8e et 9e arrondissements. Dans le centre (1er, 3e, 4e, 6e), où le marché est toujours tendu, la marge de négociation est quasi nulle et les biens se vendent en général au prix. Les autres arrondissements présentent en revanche des situations plus contrastées. Ainsi, par exemple, dans certaines zones, des marges montent jusqu'à 7,9% dans le 5e (vers La Plaine-Charcot), 10,7% dans le 9e (vers Saint-Rambert) et même jusqu'à 12,4% dans le 8e (vers La Plaine).
Marseille est la ville qui enregistre les plus fortes disparités en termes de marges de négociation. En effet, elles peuvent passer de moins de 3% dans les quartiers autour de Prado-Périer jusqu'à plus de 10% dans les 14e, 15e et 16e arrondissements, atteignant même plus de 15% dans certaines zones de ces arrondissements. A Nantes, un marché qui laisse peu de place à la négociation. Dans le centre-ville de Nantes, les marges de négociation sont relativement homogènes, allant de 1 à 4%. En revanche, en périphérie, les marges peuvent être beaucoup plus importantes, situées entre 5 et 10% (sauf pour le quartier de Mendès France avec une marge record à 13,3%).
Sans surprise, Paris est la ville où les marges de négociation sont les plus faibles. Elles sont même, en moyenne, en dessous des 1% dans de nombreux arrondissements, tels les 10e, 11e, 12e, 14e, 15e, 17e et 20e. Il existe toutefois quelques zones où les marges se situent entre 2 et 4%, dans le 1er et le 8e arrondissements, dans le nord-est du 18e vers Porte de la Chapelle, vers quelques secteurs dans le 6e notamment autour de Saint-Placide/Notre-Dame des Champs, ou encore à l'est du 13e dans les quartiers récents autour de la BNF.