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À Paris, l’immobilier de prestige ne connaît pas la crise.
IMMOBILIER
✍️ Par Nicolas MIGUET
Après avoir résisté avec efficacité à la crise sanitaire en 2020, le marché de l’immobilier haut de gamme est reparti de plus belle en 2021, fort de fondamentaux solides et assainis, indique Barnes. À l’instar de New York, Londres, Hong Kong et Los Angeles, Paris ne figure plus dans le top 5 du Barnes City Index, qui recense les villes les plus recherchées par les grandes fortunes. Un déclassement au profit de destinations reconnues pour leur qualité de vie, leur sécurité et leur sérénité, dont font partie Zurich, Copenhague ou encore Stockholm.
Pourtant, en dépit des turbulences liées à la Covid-19, le marché immobilier parisien a maintenu le cap en 2020, à l’image de ses prix, stables sur le segment haut de gamme, et de son volume de transactions, dont la baisse s’est avérée modérée eu égard aux circonstances (- 12 %). Rééquilibré, ce marché est même reparti de plus belle en 2021, s’appuyant sur des fondamentaux assainis, entre une offre supérieure à l’avant-crise, et une demande tout aussi dynamique que rationnelle. Richard Tzipine, directeur général de Barnes, confirme cette tendance : « Ce début d’année s’inscrit dans la droite lignée de celui de 2020, avant la crise sanitaire, avec des mois de janvier et février extrêmement dynamiques.
Mieux, le mois de mars s’annonce exceptionnel : grâce à un marché rationalisé, des taux bas et des prix plus raisonnables Tous les arrondissements sont concernés, ainsi que tous les segments du marché. L’immobilier est plus que jamais la valeur refuge. Un refuge à la fois financier, physique et professionnel ». Ainsi, les logements dotés d’un espace extérieur sont très demandés, d’où le maintien, voire la hausse, de leur prix. Idem pour les maisons avec jardin en proche périphérie (Hauts-de-Seine, Yvelines, Val-de-Marne), mais l’offre reste faible, « pour l’instant », remarque Richard Tzipine.
Il ajoute : « Nous avons réalisé de nombreux avis de valeur depuis trois mois, ce qui nous invite à croire à une croissance de l’offre dans un avenir proche et, par conséquent, à un marché dynamique avec des prix qui resteront au moins stables, sinon en progression par rapport à l’avant Covid-19 ».
Traditionnellement hyperactive sur le segment du luxe, la clientèle étrangère est légitimement aux abonnées absentes depuis un an maintenant. Elle devrait faire son retour dès 2022 selon les observateurs, qui font état d’une hausse de la proportion des acquéreurs français expatriés, préparant leur retour ou leur future retraite, en raison de la crise sanitaire et du Brexit.