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Faurecia : la vie de célibataire, désormais !
LE DOSSIER DE LA SEMAINE
✍️ Par Nicolas MIGUET
Nous poursuivons cette semaine nos études traditionnelles sur les sociétés, sur le décryptage des comptes et sur leurs perspectives, sur les pays, sur les secteurs et les grands sujets, conseils à l’appui. Le 5 mars 2021 (numéro 1.079) : “Bic : du jetable au durable ?. ”. Bonne lecture !!!
L’événement 2021 de la Bourse de Paris, ce ne sera peut-être pas l’indépendance capitalistique de Faurecia par rapport à son ancien actionnaire, Peugeot (PSA Groupe) mais cela va contribuer à l’animation du marché. De manière à ne pas être techniquement dans l’obligation de lancer une Offre publique d’achat suite à la fusion entre FCA et PSA, au mois d’octobre dernier, PSA avait été contraint de céder 7 % du capital de Faurecia, dans de piètres conditions financières, préalablement à la distribution, qui devra être autorisée le 8 mars prochain, des 39 % du capital résiduels, qui seront donnés aux actionnaires de Stellantis.
FFP, qui deviendra bientôt Peugeot Invest, a profité, selon des rumeurs qui ne m’ont pas été confirmées, de la cession des 7 % du capital pour ramasser une petite participation initiale dans Faurecia, inférieure à 5 % et donc non-déclarable. Peugeot Invest va récupérer des titres, et pourrait être amené à en acheter quelques autres, pour se situer à terme quelque part entre 5 et 10 % du capital de Faurecia.
Actionnariat dispersé, à choyer.
Les autres actionnaires de Stellantis sont assez dispersés, Exor (famille Agnelli) va récupérer quelques pourcents également, mais n’aurait pas l’intention de se renforcer, ayant décidé de quitter le secteur des équipementiers pour l’industrie automobile lorsque Fiat a vendu sa filiale idoine, il y a quelques années de cela. Le « noyau dur » de Faurecia sera composé de 12 à 15 % du capital au maximum, si certains actionnaires se renforcent, cela fera peut-être 18 à 20 % du capital, mais l’entreprise, désormais dans le grand bain, aura un flottant qui la rendra opéable, et il sera donc important, pour elle, d’autofinancer en permanence ses investissements tout en générant des marges permettant une juste rémunération du capital, ce qui fut négligé lorsque papa Peugeot était le principal actionnaire.
Lors de la publication des résultats pour l’exercice 2020, qui n’ont pas été si mauvais que cela, le groupe a annoncé qu’il distribuerait néanmoins un dividende de 1 euro. Le ton est donné. En 2020, Faurecia a accusé une perte nette de 379 millions d’euros alors que l’exercice 2019 affichait un bénéfice de 590 millions. Le résultat opérationnel est resté dans le vert, mais il a été quand même divisé par plus que trois puisqu’il est tombé de 1,283 milliard d’euros en 2019 à 406 millions seulement en 2020. La marge n’était plus que de 2,8 % des ventes.