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Le marché immobilier se rééquilibre en faveur de la province.
LA VIE DE L’IMMOBILIER
✍️ Par Propos recueillis par Yannick URRIEN
Jean-Marc Torrollion, président de la FNAIM : « Je crois maintenant à une baisse des prix à Paris. »
La Fédération Nationale de l’Immobilier (FNAIM) est la première organisation syndicale des professionnels de l’immobilier en France. Ses adhérents exercent tous les métiers de la transaction, de la gestion, de la location, de l’expertise, du diagnostic, etc. Créée en 1946, elle est présente sur l’ensemble du territoire par son maillage de Chambres départementales et régionales. Jean-Marc Torrollion, président de la FNAIM, analyse l’actualité du secteur.
L’Hebdo-Bourseplus : On parle beaucoup d’une baisse de l’attractivité de Paris et d’une remontée de la province. Est-ce une tendance que vous avez pu observer ces derniers mois ?
Jean-Marc Torrollion : C’est une tendance qui se précise. La question s’est posée après le premier déconfinement, mais nous n’avons pas observé un vaste mouvement chez les locataires et les propriétaires. Ceci étant, on note que la résidence secondaire a repris une attractivité nouvelle et les confrères qui pratiquent ce marché, notamment en Auvergne, en Normandie, dans le Beaujolais, ou dans le Sud-Ouest, constatent une montée de la résidence secondaire, peu importe le prix, parce qu’il ne faut pas s’imaginer que la résidence secondaire c’est une maison sur la Côte d’Azur et cela peut être une maison à 150 000 € en Auvergne ou dans les Cévennes. Ensuite, depuis le mois de décembre, nous détectons un mouvement en analysant les requêtes qui sont faites sur Internet. Avant le premier confinement, on a pu constater que les requêtes pour les appartements et les maisons étaient assez similaires.
En ce qui concerne les volumes de recherche, il n’y avait pas un écart significatif. Mais après le premier confinement, on remarque un écart significatif dans les recherches entre la maison individuelle et l’appartement collectif, et cela se maintient. Dans l’analyse des prix et des flux, on observe un tassement des grandes villes qui ont beaucoup augmenté, comme Lyon et Bordeaux, et un regain des villes moyennes : par exemple, en moins d’un an, Poitiers est passée de 1550 à 1750 € le mètre carré et le marché locatif est extrêmement tendu en raison d’une attractivité et d’une demande soutenue, notamment parce que Poitiers est située à seulement une heure de Paris.
L’absence de la clientèle étrangère peut-elle contribuer à faire baisser les prix à Paris ?
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