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Barnes analyse le marché de la côte basque.
IMMOBILIER
✍️ Par Nicolas MIGUET
Barnes indique, dans sa dernière étude, que le marché immobilier sur la côte basque, et plus spécifiquement le segment « premium » a démontré « une santé insolente » : « Bon nombre de locataires réguliers n’ont pas réussi à louer ce qu’ils désiraient au printemps, ou cet été, et ont compris que la vraie liberté peut être d’être propriétaire de sa résidence secondaire. Une nouvelle clientèle de quadra a fait le choix de changer le lieu de leur résidence principale en quittant les grandes métropoles pour goûter à la vie plus simple (et saine) que peut offrir la côte basque ».
Ainsi, cette nouvelle demande s’est traduite par une hausse de 50% des demandes d’information et de 30% du nombre de ventes. L’offre généralement trouve son origine principalement dans la règle des « 4D » : les déménagements, les divorces, les dettes et les décès. Cependant, « nous n’avons pas heureusement observé une recrudescence de l’un de ces facteurs, et par conséquent, avons connu une offre relativement stable, tout au long de l’année. Le désir de se mettre au vert, et l’attrait d’une plus-value conséquente pourrait en faire réfléchir plus d’un, pour vendre son bien, situé dans les zones les plus recherchées (tout le littoral, Anglet-Biarritz-Bidart-Guethary et St-Jean-de-Luz-Ciboure), pour aller dans la campagne toute proche ».
Ce jeu de chaises musicales profite à Bayonne qui offre une vie encore plus citadine que sur la côte, mais à des prix nettement plus attractifs (30% moins onéreux qu’à Biarritz). Contrairement à ce que les plus prudents prédisaient, le marché ne s’est pas stabilisé, mais a connu encore cette année une nette tendance haussière des prix, quelle que soit la ville ou le village : « Concrètement, sur notre marché de niche, nous avons vu un prix moyen de nos ventes bondir de 1,1M d’euros à 1,4M d’euros, soit une hausse de 27% ».
L’étude ajoute : « Pour anticiper le marché sur la côte basque, observer le marché parisien est très instructif. En effet, un nouvel acquéreur réalise généralement une vente parallèlement. Sur ce marché de résidence secondaire, ou de nouvelle résidence principale, plus de 50% de nos clients proviennent de Paris ou d’Ile de France. A un rythme légèrement moins soutenu que dans les années 2016-2019, le marché immobilier parisien a continué à s’apprécier pour augmenter la plus-value de l’opération. Compte tenu des prix records parisiens, le produit de ces ventes permet donc d’obtenir un budget conséquent, qui ne cesse ainsi d’augmenter. »
Ainsi, « des appartements, en centre-ville de Biarritz ou de Saint-Jean-de-Luz, en bon état, mais sans vue mer se négocient à près de 10 000 €/m². Des belles vues mers se vendent, si elles cumulent espace extérieur, proximité du centre, garage et prestige de l’immeuble, à plus de 20 000 €/m², avec une vente record à 40 000 €/m² enregistrée en 2020 à la Villa Belza. Le « plafond de verre » que nous connaissions est sans cesse rehaussé. »
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