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Très forte baisse du marché de bureaux en Île-de-France.
IMMOBILIER
✍️ Par Nicolas MIGUET
Ce n’est pas une surprise, en vingt ans, jamais le marché des bureaux d’Île-de-France n’aura connu un niveau d’activité aussi bas qu’en 2020 selon la dernière étude Knight Frank. Avant la crise sanitaire de 2020, le marché des bureaux d’Ile-de-France avait déjà connu plusieurs chocs, auxquels les entreprises avaient répondu en renégociant leurs baux ou en regroupant leurs effectifs sur de très grandes surfaces dans des secteurs de report aux loyers compétitifs.
Selon l’étude, « compte tenu du choc économique causé par la crise sanitaire, l’une des priorités des grands utilisateurs sera de réduire leurs coûts immobiliers. Certaines entreprises diminueront la taille de leurs bureaux ou renégocieront leurs baux ; d’autres choisiront opportunément de regrouper leurs effectifs ou de les relocaliser pour tirer le meilleur parti du rééquilibrage des relations bailleurs - locataires. Le rapport qualité-prix de l’offre immobilière constituera donc un critère de choix décisif, qui pourrait avantager les marchés de 1ère couronne comme le Sud ou le Nord (offre neuve abondante, loyers compétitifs, amélioration des transports, etc.). La Défense est également bien placée pour tirer son épingle du jeu. Les conditions de négociation y sont plus favorables aux preneurs, les offres immédiates et à venir y sont nombreuses et son accessibilité, déjà excellente, sera bientôt renforcée par l’extension du RER E («Eole »). »
Un contexte favorable à la transformation de bureaux en logements.
L’étude indique également que « le nouveau contexte de marché paraît plus favorable à la transformation de bureaux obsolètes en logements. Ce type d’opérations peut sembler particulièrement opportun dans des communes moins centrales, qui comprennent un parc tertiaire important et pour partie inadapté aux exigences des entreprises. Tel est par exemple le cas de communes de l’Ouest (Suresnes, Rueil-Malmaison, Saint-Quentin-en-Yvelines, etc.), où l’État a par ailleurs défini un nouveau cadre visant à compenser la production de bureaux par la correction du déficit en logements. Ces pôles tertiaires établis, mais parfois en perte de vitesse pourraient ainsi tirer parti d’un accroissement de l’offre résidentielle à destination de cadres appréciant de pouvoir travailler à proximité de leur domicile, suscitant en retour l’intérêt des grandes entreprises pour l’implantation de leurs bureaux. »
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