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Le député LR de la Manche et vice-président de la Commission des Lois de l’Assemblée nationale réagit au vote sur le prolongement de l’état d’urgence sanitaire.
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✍️ Par Propos recueillis par Yannick URRIEN
Philippe Gosselin : « On essaye de nous mettre sous cloche, c’est une dérive inquiétante. »
Le Parlement a adopté, samedi 7 novembre, le projet de loi prolongeant l’état d’urgence sanitaire après le vote positif des députés lors de l’ultime lecture du texte, mais sans gommer la défiance des oppositions de droite et de gauche. Échéance au 16 février 2021, instauration d’un régime transitoire jusqu’au 1er avril, recours aux ordonnances : le gouvernement met en avant la situation sanitaire « très préoccupante » provoquée par la deuxième vague de l’épidémie de la Covid-19 pour justifier la prolongation de ce régime d’exception. Philippe Gossselin est député LR de la Manche et vice-président de la Commission des Lois de l’Assemblée nationale.
L’Hebdo-Bourseplus : Comment interprétez-vous le coup de colère d’Olivier Véran à l’Assemblée nationale, une scène spectaculaire qui a souvent été partagée sur les réseaux sociaux sans que l’on s’interroge sur le fait qu’il ait enjoint à des parlementaires de quitter l’hémicycle ?
Philippe Gosselin : Il y a deux choses. Il y a un aspect humain que je veux prendre en compte et qui est totalement légitime : au bout de six mois de pressions très fortes, 24 heures sur 24, je pense qu’un ministre peut être fatigué, usé et être sur les nerfs. Chacun peut comprendre cela. En revanche, même quand on est fatigué à ce point, on n’invective pas de la sorte la représentation nationale ! Il y a normalement trois pouvoirs : l’autorité judiciaire, le pouvoir exécutif et le pouvoir législatif.
Nous sommes certes sous la Ve République, dans une démocratie rationalisée où l’on sait que le Parlement n’a pas toujours les coudées franches, mais il ne faut pas oublier qu’un ministre est devant la représentation nationale, c’est-à-dire devant le peuple qui nous a élus, pour donner des éléments de sa politique et solliciter notre vote. Donc, la moindre des choses, c’est de respecter le peuple à travers les parlementaires qui sont présents, sans les invectiver en leur demandant de sortir...
Pourquoi dites-vous que le Parlement n’a pas les coudées franches en ce moment ?
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