Le retour attendu du député rescapé de la Covid 19 à l’Assemblée nationale.

EN DIRECT AVEC...

✍️ Par Propos recueillis par Yannick URRIEN

Jean-Luc Reitzer, député LR du Haut-Rhin : « Je me sens plus légitime et plus libéré pour prendre position sur un certain nombre de sujets sur lesquels je ne me suis pas toujours exprimé en public. »

Jean-Luc Reitzer, député LR du Haut-Rhin, a été ovationné à l’occasion de son retour à l’Assemblée nationale le 13 octobre dernier. Il a été victime de la Covid 19, hospitalisé et maintenu en réanimation pendant plusieurs semaines. Il semble maintenant en pleine forme. Aujourd’hui, il se sent différent. Il a envie d’être plus libre et d’aborder des sujets en toute franchise, comme il le fait dans l’entretien qu’il nous a accordé, notamment en évoquant le conflit du Haut-Karabakh.


L’Hebdo-Bourseplus : Que pensez-vous des mesures de couvre-feu ou de confinement, vous qui avez été victime de la Covid 19 ? Comprenez-vous ceux qui estiment que l’économie ne doit pas s’arrêter ?

Jean-Luc Reitzer : La difficulté de la situation, c’est qu’il faut effectivement poursuivre deux objectifs : éviter que le virus se propage, donc il est nécessaire d’être ferme sur le respect des gestes barrières, cela me paraît être une évidence mais, en même temps, il faut que la vie continue. On ne peut pas se permettre d’avoir un nouveau confinement qui serait une catastrophe économique, humaine et sociale. Ce qui est caractéristique de l’esprit français, c’est que l’on passe d’un extrême à l’autre. On a beaucoup lâché prise au cours de l’été. Il y a même eu des raves parties dans ma région d’Alsace, avec plusieurs milliers de jeunes.

On a laissé faire et, aujourd’hui, on prend une mesure qui me semble un peu excessive. Non pas le principe du couvre-feu en lui-même, qui me paraît légitime, parce que l’on se relâche davantage en fin de soirée, mais 21 heures c’est beaucoup trop tôt et l’on devrait laisser un peu plus de latitude à nos restaurateurs, car ils souffrent depuis déjà plusieurs mois. Je pense qu’il aurait été préférable de laisser les clients pouvoir rester au restaurant jusqu’à 22 heures par exemple. Je ne critique pas les mesures de fond, mais j’estime que l’on est allé un peu trop loin, en relâchant trop vite, puis en resserrant la vis maintenant de manière assez brutale.


Ces coups d’accélérateur et ces coups de frein constituent une source d’inquiétude pour de nombreuses entreprises, alors que l’on nous répète qu’il va falloir s’habituer à vivre avec ce virus pendant encore quelques années…

Pour lire ce numéro (Accès numérique)

Validez le formulaire ci-dessous

Tarif valable jusqu'au 28/02/2027 sous réserve de variation du taux de TVA.
L'Hebdo Bourse Plus sort un numéro double fin juillet et ne paraît pas en août.

Les paiements sur notre site sont sécurisés et traités par Stripe, un prestataire de paiement en ligne de confiance. Vos informations de paiement sont protégées par des protocoles de sécurité de pointe, garantissant une expérience d'achat sûre et sécurisée. Vos données sont protégées par le chiffrement TLS et la tokenisation. Stripe est certifié conforme aux normes de sécurité PCI DSS.