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La colère d’un promoteur indépendant face à l’impunité dont bénéficient les squatters.
LA VIE DE L’IMMOBILIER
✍️ Par Propos recueillis par Yannick URRIEN
Édouard Pellerin, PDG de Valoptim : « Ces gens sont identifiés par la justice française comme des purs squatters, mais ils savent très bien que cela ne change absolument rien dans la pratique. »
Dans le domaine de l’immobilier, le problème des squatters fait la une de l’actualité en ce moment. Le promoteur immobilier Valoptim connaît bien cette question, puisqu’il est lui-même victime de squatters qui profitent de l’inaction de l’État. En effet, le groupe est propriétaire à Aubervilliers d’un terrain qui est occupé par une quarantaine de personnes qu’il essaye vainement de faire partir depuis plusieurs années. Pendant ce temps, le Trésor public continue de taxer Valoptim, avec notamment l’impôt foncier ou l’impôt pour la création de logements. Nous évoquons notamment cette situation avec Édouard Pellerin, PDG de Valoptim.
L’Hebdo-Bourseplus : Avec le confinement et les élections municipales, de nombreux programmes ont été retardés. Partagez-vous ce constat ?
Édouard Pellerin : Nous travaillons à une échelle artisanale, puisque nous faisons environ 200 logements par an, nous n’avons donc pas forcément la vision d’un grand promoteur du marché. Néanmoins, je confirme tout ce que vous dites. Tout a été décalé. Les chantiers ont été ralentis, donc les livraisons ont été ralenties. Nous devions livrer un bâtiment fin mai et nous allons le remettre aux acquéreurs dans quelques semaines... Quant au marché de l’acquisition, il ne se porte pas trop mal. Il y a toujours des acquéreurs. J’ai l’impression que les marchés financiers sont beaucoup plus volatils que la pierre et que se loger reste un besoin fondamental. Dans ce contexte, le marché du neuf n’est pas trop atteint pour le moment par une disparition de la demande. Cependant, on sent quand même un ralentissement, parce que les particuliers ont des difficultés à obtenir des prêts car les banques sont plus difficiles.
Dans vos programmes, vous semblez vous adresser davantage aux primo-accédants. Êtes-vous plus impactés que vos confrères ?
Exactement. Nous nous adressons en grande partie aux primo-accédants et nous travaillons de manière qualitative sur nos ouvrages. Nous intégrons toutes les normes et nous faisons des efforts en matière d’environnement : non seulement nous construisons en bois, comme nous le faisons à Montreuil, mais nous allons aussi chercher tous les labels de conceptions, d’études, de réalisations et d’exploitations qui existent sur le marché. Tous les matériaux sont biosourcés, les peintures sont écologiques. Nous mettons de la domotique pour gérer les énergies des bâtiments et, sur un programme, nous avons même mis des cellules photovoltaïques pour alimenter les parties communes, dont l’ascenseur qui est à économie d’énergie. Nous avons également un système de recyclage des déchets verts et nous avons aussi le plus grand mur à microfaune pour faire revenir la faune et la flore au centre de l’habitat, avec un jardin participatif. Donc, nous faisons des efforts assez pointus sur l’environnement.
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