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Un parlementaire en pointe sur les sujets de la protection des populations.
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✍️ Par Propos recueillis par Yannick URRIEN
François Jolivet, député LREM de l’Indre : « On s’aperçoit que la culture de défense recule dans notre pays, à tous les endroits, alors que le monde est de plus en plus dans l’insécurité ».
Il y a des députés qui ne squattent pas les plateaux de télévision, alors qu’ils effectuent un travail remarquable et qu’ils connaissent parfaitement bien les sujets dont ils s’occupent. Tel est le cas de François Jolivet, député LREM de l’Indre, qui vient de faire parler de lui en se déclarant favorable à la suppression des ARS. Derrière ce coup de gueule médiatique, ce parlementaire a une véritable réflexion sur les sujets liés à la protection des populations. C’est un entretien passionnant qu’il vient de nous accorder.
L’Hebdo-Bourseplus : Le Premier ministre, Jean Castex, semble avoir pour stratégie de tout faire pour lutter contre l’épidémie de la Covid-19, mais en maintenant l’activité économique de notre pays car un nouveau confinement entraînerait des catastrophes sociales et économiques. C’est ce que comprennent beaucoup de Français : est-ce la stratégie du gouvernement ?
François Jolivet : J’ai cette position depuis toujours. La France n’a plus les moyens de refaire ce qu’elle a fait au moment du confinement et l’on s’aperçoit que le mal-être risque de survivre de manière très importante avec la crise économique et sociale qui s’annonce. De toute façon, il va falloir apprendre à vivre avec le virus, celui-ci et sans doute d’autres, si l’on écoute un certain nombre d’experts. Je vais dans le sens du Premier ministre, parce que c’était ma position avant.
Toutes ces prudences et réglementations ne sont-elles pas les conséquences de l’affaire du sang contaminé et de l’instauration du principe de précaution par Jacques Chirac ?
D’abord, l’afflux massif de personnes dans les services d’urgence, en train de mourir sur des brancards, n’aurait pas été supporté par la population. C’était le chantier d’Édouard Philippe. Maintenant, le devoir de prudence et de précaution qui, aujourd’hui, se trouve dans le Préambule de la Constitution, qui avait été modifié à l’initiative de Jacques Chirac, pour ce sujet et sans doute pour d’autres, amène les pouvoirs publics à sortir parfois du cadre légal et à se réfugier derrière ce devoir de prudence et de précaution. Là, nous avons des positions en matière de santé publique, mais on peut aussi avoir des positions en matière d’installations d’entreprises ou sur d’autres sujets. On semble être entré dans une société du risque zéro, or le risque zéro cela n’existe pas !
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