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Une étude PAP confirme la baisse d’attractivité de Paris.
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✍️ Par Nicolas MIGUET
La dernière étude PAP (Particulier à Particulier) indique que « les Français continuent d’être beaucoup plus nombreux que l’année dernière, à la même époque, à rechercher un bien immobilier à acheter et ils n’ont plus les mêmes envies qu’avant la crise sanitaire du coronavirus. Les urbains veulent acheter des biens plus grands, avec une terrasse ou un jardin, quitte à laisser les cœurs de ville des métropoles ». Ainsi, « PAP a constaté sur son site, du 1er au 31 août 2020, une hausse des recherches de biens à acheter de +60 % par rapport à août 2019 en Île-de-France et dans les départements limitrophes. C’est encore plus que les +46 % de hausse constatée en mai 2020. Cependant, Paris n’a plus la cote : « Tous les départements d’Île-de-France, de même que l’Eure, l’Eure et Loir, le Loiret, l’Yonne et l’Oise connaissent une forte hausse de recherches de biens à acheter.
Sauf Paris, qui pour la première fois, est en baisse par rapport au mois d’août 2019 : - 5 %. Les trois départements de la Petite couronne progressent, mais moins que le reste de la région. En moyenne, ils sont à +32 %, ce qui est bien inférieur aux progressions de la Grande Couronne et des départements limitrophes à l’Ile-de-France ». Les Franciliens souhaitent donc s’éloigner de Paris : « La Grande Couronne progresse en moyenne de 83 % et la Seine-et-Marne en particulier voit son attrait exploser : +118 % de recherches par rapport à août 2019. Le mouvement s’étend au-delà des frontières administratives de l’Île-de-France. Ainsi, les départements limitrophes à l’Île-de-France progressent également de 83 % en moyenne, vers le Nord dans l’Oise (+78 %), vers l’Ouest dans l’Eure (+102 %) et l’Eure et Loir (+65 %), ou vers le Sud dans le Loiret (+82 %) ou l’Yonne (+88 %) ».
Une volonté de s’éloigner des villes.
En août 2020, PAP a également constaté une moyenne nationale de 46 % de recherches d’achat de plus que l’année dernière à l’échelle nationale sur son site. Les autres grandes villes s’en sortent mieux que Paris, mais restent malgré tout dans l’ensemble en dessous de la moyenne nationale. Ainsi, partout, les recherches autour des villes progressent plus que dans les villes elles-mêmes. Ainsi, quand Bordeaux progresse de 21 %, la Gironde progresse de 70 %. Quand Lyon progresse de 37 %, le Rhône progresse de 86 %. Les recherches des Français s’éloignent donc des centres-villes. Pour trouver les plus fortes progressions, il faut aller encore plus loin : « Le nombre d’acheteurs a plus que doublé dans plusieurs départements. La qualité de vie semble désormais la priorité n°1 des acheteurs, et cela inclut souvent la proximité du littoral ou de la montagne. Le télétravail leur permet d’envisager de s’éloigner des villes jugées trop stressantes ».
L’étude indique également : « On pourrait croire qu’il s’agit essentiellement de recherches de résidences secondaires : il n’en est rien. Le taux de recherches de résidences secondaires a peu progressé : il est de 8,8 % en août 2020 contre 8,2 % en août 2019 ». Enfin, notons que 18 % des acheteurs ont les fonds nécessaires à l’achat de leur bien et indiquent ne pas avoir besoin de condition suspensive d’obtention de crédit. Il s’agit majoritairement d’acheteurs qui ont déjà vendu leur propre bien, ou qui ont reçu un héritage. 21 % des acheteurs ont recours à un crédit immobilier et ont déjà obtenu l’accord de principe de leur banque. Leur apport personnel moyen est de 35 %.