Un graphique boursier mettant en évidence les lignes de tendance, niveaux de support et résistance

Vers un relais haussier mené par les valeurs industrielles ?

ANALYSE GRAPHIQUE

✍️ Par Mustapha GHAILANE

Chaque fois que l’indice Cac 40 s’est retrouvé dans de bonnes dispositions pour pouvoir franchir sa zone de résistance horizontale majeure à long terme de 5.200 points, des commentaires négatifs dans les médias spécialisés sont venus systématiquement refroidir les ardeurs des acheteurs. Pourtant, cela tourne toujours autour des mêmes rhétoriques : de la crainte de la reprise de la pandémie et ses corollaires de confinements généralisés au retour de la guerre commerciale avec la Chine, tantôt envers les États-Unis, tantôt envers l’Europe. En attendant, les marchés américains et allemands montent, montent, montent. Pourtant, la semaine a démarré sous les meilleurs hospices avec l’accord global sur le plan de relance européen, mais rien n’y fait, les cours restent désespérément en dessous. Toutefois, à y regarder de plus près, la tendance semble bien haussière sur le moyen terme ! C’est donc une histoire d’accumulation, encore une fois de plus.

Sur le plan sectoriel, on notera un certain retour de l’intérêt acheteur sur les valeurs industrielles qui restent malgré tout encore très bon marché. En revanche, les valeurs du luxe qui ont fait une bonne partie de la remontée de l’indice jusqu’à présent, montrent clairement des signaux d’essoufflement. Leur poids bien trop élevé dans la composition de l’indice explique en partie la stagnation actuelle de ce dernier. On notera par ailleurs que les valeurs bancaires sont moins attaquées sachant que le plan de relance devrait les aider en desserrant l’étreinte sur les trésoreries de nombreuses entreprises en difficulté. Le principal danger pour les banques étant le redoutable effet domino des faillites des sociétés en période de crise économique aiguë.

Sur les autres places internationales, l’indice Dax de la Bourse de Francfort commence à apercevoir ses anciens records historiques de février tellement le chemin l’en séparant s’est raccourci. Outre-Atlantique, l’indice Nasdaq est tellement remonté haut que le grand krach du Covid-19 apparaît désormais comme une simple correction secondaire ! Il est là justement le grand paradoxe des marchés financiers actuels. On n’y trouve un curieux mélange d’euphorie et de déprime, ce qui n’a jamais été observé dans le passé. Pendant que l’euphorie règne en maîtresse sur les valeurs du numérique et du luxe, la déprime continue de dominer les cours des grandes valeurs industrielles à la Bourse de Paris.

Il est difficile de savoir si cette situation est susceptible de perdurer où c’est juste une question de manque de capitaux locaux qui seraient par conséquent tôt ou tard compensé par l’arrivée à terme des capitaux anglo-saxons à la recherche de diversifications géographiques. Sur le plan purement technique, je rappelle que le test de débordement de la zone de résistance majeure de 5.200 points reste un élément clé dans l’évolution future de la Bourse de Paris à moyen terme. En cas de succès dans cette tentative, un signal de poursuite du mouvement de reprise en cours serait généré avec un objectif technique théorique évalué au minimum vers les 5.600 points. Dans ce cas de figure, je ne vois pas comment les grandes valeurs industrielles comme Eads et les valeurs du secteur automobile pourraient ne pas être de la partie.

Pour lire ce numéro (Accès numérique)

Validez le formulaire ci-dessous

Tarif valable jusqu'au 28/02/2027 sous réserve de variation du taux de TVA.
L'Hebdo Bourse Plus sort un numéro double fin juillet et ne paraît pas en août.

Les paiements sur notre site sont sécurisés et traités par Stripe, un prestataire de paiement en ligne de confiance. Vos informations de paiement sont protégées par des protocoles de sécurité de pointe, garantissant une expérience d'achat sûre et sécurisée. Vos données sont protégées par le chiffrement TLS et la tokenisation. Stripe est certifié conforme aux normes de sécurité PCI DSS.